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Agen : le rappeur Médine fait polémique avec sa piñata à l'effigie de députées RN

Ce n’est pas la première fois que Médine attaque frontalement le Rassemblement national. [LOU BENOIST / AFP]

Lors d'un concert à Agen ce samedi 8 avril, le rappeur Médine a encouragé son public à détruire une piñata à l'effigie des députées RN Edwige Diaz et Julie Rechagneux.

«C’est un véritable appel à la violence et à la haine !». Marine Le Pen a fustigé le rappeur Médine suite à une nouvelle polémique avec des députés RN, après un concert à Agen (Lot-et-Garonne) le 8 avril dernier.

«Les menaces du rappeur islamiste Médine à l’encontre de deux de nos élues, Edwige Diaz et Julie Rechagneux sont une infamie. C’est un véritable appel à la violence et à la haine !», a tweeté Marine Le Pen lundi. Elle a notamment appelé la justice à «condamner ces ignominies».

Dans son viseur : une «piñata» (une maquette en papier mâché d’origine mexicaine que les enfants doivent taper pour en faire sortir des confiseries), à l’effigie des députées RN Edwige Diaz et Julie Rechagneux, présentée à son public lors d'un concert. 

Les polémiques s'accumulent

Les deux élues ont également réagi sur le réseau social Twitter, la conseillère régionale RN Julie Rechagneux indiquant notamment ne pas vouloir voir «cette affaire sans suite». L’artiste havrais a quant à lui publié des photos montrant la «piñata», en souhaitant à ses opposantes de «Joyeuses Pâques». Il a également publié un second tweet provocateur ce mardi, présentant ses excuses «aux piñatas du monde entier, pour leur avoir fait supporter ce cosplay de députées RN». 

Ce n’est pas la première fois que Médine attaque frontalement le Rassemblement national. La semaine précédente, deux députés RN s'étaient indignés après la publication d'une vidéo le montrant en train de lancer des fléchettes sur leur portrait, après que ces derniers ont voulu faire annuler son concert à Albi.

En février dernier, l’artiste havrais avait été qualifié de «rappeur islamiste» par Aurore Bergé, présidente du groupe LREM à l'Assemblée nationale. Il avait porté plainte pour diffamation au tribunal judiciaire de Paris.

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