La valeur du rouble a poursuivi sa chute ce lundi 14 août au matin, à l'ouverture de la Bourse de Moscou. Il fallait plus de 100 roubles pour 1 dollar et 110 pour 1 euro, soit un niveau aussi bas qu'en mars 2022, lors de l'effondrement de la monnaie russe à la suite du déclenchement de la guerre en Ukraine. Face à cette situation, la Banque centrale russe tiendra ce mardi une réunion de crise.
L'effet des sanctions économiques européennes ? La valeur du rouble a poursuivi sa chute ce lundi 14 août au matin, à l'ouverture de la Bourse de Moscou. Il fallait plus de 100 roubles pour 1 dollar et 110 pour 1 euro, soit un niveau aussi bas qu'en mars 2022, lors de l'effondrement de la monnaie russe à la suite du déclenchement de la guerre en Ukraine.
Face à cette situation délicate, la Bance centrale russe (BCR) a indiqué ce lundi via un communiqué qu'une «réunion du Conseil d'administration se tiendra pour examiner la question du niveau des taux directeurs». Sur ces dernières semaines, l'inflation (+4,3% en juillet dernier) a de nouveau frappé la population russe, qui avait connu au printemps 2022 une inflation monstre (+17%), résultant des sanctions économiques européennes et des baisses considérables des ventes d'hydrocarbures.
Un levier pour la BCR
Pour contrer cette situation catastrophique pour l'économie, la Banque centrale russe (BCR) avait été contrainte de relever son taux directeur à 8,5%, le 21 juillet dernier. En clair, cette action permet à la Banque centrale russe de freiner notamment les emprunts bancaires, qui seront plus difficiles à obtenir et moins avantageux pour la population, et par extension de limiter l'inflation.
Pour autant, cet affaiblissement du rouble aura un effet positif pour les réserves de l'État. En effet, les échanges en euro ou en dollar permettront à Moscou de renflouer ses caisses avec la monnaie russe.