Dans la nuit de mardi à mercredi, Israël et le Hamas se sont accordés sur la libération de plusieurs otages. 13 d’entre eux doivent être libérés ce vendredi. Comment seront-ils pris en charge ?
Israël retient son souffle. Ce vendredi, le Hamas doit libérer 13 otages, dont des enfants. L’État hébreu se prépare donc à les prendre en charge dans les meilleures conditions.
La réception de ces otages devrait notamment se faire sous le contrôle du Comité international de la Croix-Rouge, comme pour les précédentes libérations qui ont eu lieu les 20 et 23 octobre dernier.
Selon i24NEWS, une chaîne de télévision internationale basée à Israël, les otages pourraient quitter la bande de Gaza via le canal de Rafah, à la frontière avec l’Égypte, et devraient rejoindre leur pays en hélicoptère ou en ambulance, accompagnés par l’armée israélienne.
Les soldats devraient néanmoins appliquer certaines consignes. Ils n’auront notamment pas le droit de répondre aux questions des enfants libérés au sujet de leurs parents, potentiellement décédés.
Une prise en charge psychologique encadrée
Après leur libération, les otages devraient être directement emmenés dans des espaces où seul le personnel médical est autorisé afin d’y être soignés.
En plus de soins physiques, ils devraient bénéficier d’une prise en charge psychologique très encadrée : «Il faut savoir dans quel état ils sont avant qu’ils puissent retrouver leurs familles», a expliqué Lise Benkemoun, rédactrice en chef de Radio Judaïca.
Les psychologues devront notamment travailler au plus vite sur de potentiels troubles psycho-traumatiques que les otages, retenus plusieurs semaines par le Hamas, auraient pu développer.
Ainsi, les services de renseignements israéliens n’interviendraient que dans un second temps, lorsque les otages seront suffisamment prêts pour témoigner.
Néanmoins, ces services n’attendent pas grand-chose de ces témoignages. En effet, l’armée israélienne est consciente que les femmes et les enfants qui seront libérés ont été totalement déboussolés par le Hamas. De plus, seuls les otages qui parlent arabe auraient pu capter des conversations entre les terroristes.
