Invitée du podcast «Awards Chatter» du site américain The Hollywood Reporter, Jennifer Grey a confirmé s’être opposée à la présence de Patrick Swayze au casting de «Dirty Dancing». Un film dont le titre lui paraissait être celui d’un «porno amélioré».
Elle ne s’attendait pas à un tel succès. Jennifer Grey sera à jamais connue pour son rôle de Bébé dans «Dirty Dancing», film sorti en 1987 dans lequel son duo à l’écran avec Patrick Swayze est depuis entré dans la légende du cinéma.
La comédienne de 64 ans se souvient avoir eu le sentiment de prendre un risque à l’époque en participant à ce long métrage au budget relativement modeste dont le titre lui faisait redouter qu’il puisse s’agir d’un «porno amélioré».
«Il y avait un certain risque. Le titre était ‘Dirty Dancing’. Les scènes de sexe étaient très explicites, et il n’y avait pas de budget pour le film. Je me suis dit qu’il pouvait s’agir d’un porno amélioré», a-t-elle ainsi expliqué au micro du podcast «Awards Chatter» du site américain The Hollywood Reporter. Jennifer Grey a également confirmé s’être opposée au recrutement de Patrick Swayze après une mauvaise expérience sur le tournage du film «L’Aube rouge» trois ans auparavant.
Le partenaire parfait
La comédienne explique notamment ne pas avoir apprécié les blagues et les démonstrations de machisme de son partenaire, et qu’elle a tenté de convaincre les patrons du studio de ne pas lui confier le rôle malgré le fait qu’il était un danseur confirmé. «Je ne voulais rien savoir. Je ne pouvais pas me permettre d’être avec une personne en qui je n’avais pas confiance et que je ne trouvais pas professionnelle», assure-t-elle. Jennifer Grey s’est toutefois laissé convaincre de faire une danse avec lui. Une répétition qui a tout changé.
Au moment de cet essai, Patrick Swayze se serait excusé auprès d’elle, lui demandant de lui pardonner son comportement passé, tout en lui confiant avoir très envie d’incarner Johnny. «Nous étions là, pleurant et se prenant dans les bras, puis on a commencé à danser. Et là, je me suis dit : ‘Oh mon dieu. Il faut que ce soit lui, personne d’autre ne peut danser comme ça’. Il était le partenaire parfait pour moi», confie-t-elle.
Finalement, l’alchimie entre Patrick Swayze – décédé en 2009 à 57 ans d’un cancer du pancréas – et elle à l’écran a largement participé au succès international de ce film devenu un incontournable de l’histoire du 7e Art.
«Nous jouions des personnes issues de deux mondes différents. Il y avait cette énergie qui émanait, qui ressemblait à de l’amour. C’était une tension, quelque chose de complexe, ce que vous voulez. Mais c’est cette énergie qu'on recherche. Et cela n’a pas besoin d’être parfait», ajoute-t-elle.