L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, emprisonné depuis la mi-novembre en Algérie, est atteint d’un cancer, a confirmé ce mardi son avocat français maître François Zimeray.
Une nouvelle inquiétante. Incarcéré en Algérie depuis déjà trois mois, l’écrivain Boualem Sansal souffre d’un cancer, a indiqué ce mardi 18 février son avocat sur France Inter.
L'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, actuellement incarcéré en Algérie, souffre d'un cancer, confirme son avocat, @francoiszimeray. "Je n'ai pas d'accès direct à lui, ce qui en soi est un problème pour la défense", regrette-t-il.#le710interpic.twitter.com/nJG65ZIjdB
— France Inter (@franceinter) February 18, 2025
Répondant aux rumeurs circulant sur l’état de santé de l’écrivain de 75 ans, Me Zimeray a déclaré : «Tout ce que je peux dire, c’est qu’il est atteint d’une maladie sérieuse, grave. Il est pris en charge, je n'ai pas de raison de penser le contraire. Il est suivi et sans doute soigné», ajoutant «c’est un cancer qui frappe les hommes d’un certain âge.»
Malgré les soins qui lui sont apportés, Me Zimeray a tenu à rappeler que Boualem Sansal «n’en est pas moins un homme âgé et malade», incarcéré et avec lequel l’avocat n’a «pas d’accès direct, ce qui en soi est un problème pour la défense.»
La volonté d’un «procès équitable»
Sur le plan psychologique, l’auteur semble supporter l’incarcération. «On me dit qu’il tient mais encore une fois, ce n’en est pas moins une épreuve pour un écrivain, pour un homme de cet âge, qui ne s’attendait évidemment pas à être incarcéré», a précisé Me Zimeray.
«Aujourd’hui, je ne crois pas qu’on puisse espérer une libération qui ne passe pas par un procès», a déploré l’avocat, qui a rappelé qu’un «procès équitable passe par le libre choix de ses défenseurs et la capacité de ses défenseurs à travailler ensemble». Me Zimeray a par ailleurs indiqué avoir fait une demande de visa pour pouvoir se rendre sur le territoire algérien.
En parallèle de ce combat juridique, une soirée de soutien est organisée ce mardi 18 février à l'Institut du monde arabe à Paris en présence d’une centaine d’auteurs.