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«Downton Abbey : le grand final» : on a vu le troisième et dernier volet de la saga au cinéma, et voici ce qu'on en a pensé

Adapté de la série phénomène éponyme, «Downton Abbey : le grand final», en salles ce mercredi, apporte une conclusion en grande pompe à une trilogie cinématographique en demi-teinte. Des adieux sur fond d'héritage, de transmission et de renaissance. 

Voilà une nouvelle qui va enchanter ceux qui rêvent de partager une tasse de thé avec la famille Crawley : les dentelles, redingotes et autres coiffures laquées reviennent au cinéma ce mercredi 10 septembre. Pour l'ultime volet d'une saga issue de la série à succès «Downton Abbey», le vert de l'Angleterre et son château de Highclere s'affichent fièrement et accueillent à nouveau Lord et Lady Grantham, ainsi que leur progéniture, Lady Mary et Lady Edith. Mais à l'aube des années 1930, la société en pleine mutation ne va pas épargner le cultissime clan britannique. Alors qu'elle s'apprête à prendre les rênes du domaine, la révélation du divorce de Lady Mary avec Henry Talbot en Une des journaux pourrait mettre en péril sa succession. 

Après quinze ans d’existence incluant six saisons - et 52 épisodes - suivies de deux longs-métrages sortis respectivement en 2019 et 2022, ce drame d’époque réalisé par Simon Curtis et écrit par Julian Fellowes questionne sur la place de la femme à l’heure du délicat passage de l’ancien au nouveau monde. Ou tout du moins d’une esquisse de transition. Qu’elle soit celle qui a été quittée ou celle qui décide d’envoyer valser le foyer, l’épouse éplorée ou manipulatrice se retrouve toujours mise au ban de la société. Et Lady Mary (Michelle Dockery) peut en témoigner quand elle doit s’éclipser d’une réception car son nouveau statut dérange la haute société anglaise. 

Des adieux hantés par le fantôme de Violet Crawley

L’intrigue de «Downton Abbey : le grand final» se concentre également sur les difficultés financières que rencontrent les aristocrates, lesquels seront dans l’obligation d’amorcer «un changement et d’accueillir un nouveau chapitre». Julian Fellowes démontre que les Crawley parviennent tant bien que mal à s’adapter à la modernité et à de nouvelles mentalités. Tout comme leurs domestiques qui seront confrontés de grands changements. L’écart entre les classes sociales semblent se réduire peu à peu. Et le retour du frère de Cora, l’Américain Harold Levinson campé par Paul Giamatti, accompagné de son mystérieux ami Gus Sambrook, sera au cœur de toutes les attentions et des plus folles rumeurs. 

De facture classique, ce long-métrage aux décors somptueux, signe donc la fin d’une époque où la quasi-totalité des personnages que les (télé)spectateurs suivent depuis des années, s’apprêtent à tirer leur révérence avec élégance, émotion et sans oublier une pointe d'humour «so british». Si le scénario tourne parfois un peu en rond, cette fresque historique a le mérite de boucler la boucle et d'apporter des réponses à la myriade de questions que se posaient les aficionados de la série. Des adieux - presque - royaux hantés par le fantôme de la comtesse douairière Violet Crawley, interprétée par Maggie Smith décédée en 2024, à l’âge de 89 ans, et à qui la production rend un vibrant hommage en multipliant les plans et les clins d'œil. Mais les membres de la famille Crawley et ses domestiques sont désormais prêts à prendre leur envol.   

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