Attendu au cinéma ce mercredi, le nouveau film de la réalisatrice française Alice Winocour, «Coutures», met en lumière la star américaine Angelina Jolie. Cette dernière incarne une réalisatrice dont la vie fait écho à la sienne.
Loin du faste hollywoodien, Angelina Jolie s’illustre ce mercredi 18 février dans le film «Coutures», tourné en partie dans la langue de Molière. Ce drame signé de la réalisatrice Alice Winocour, qui nous avait séduit avec «Proxima» et «Revoir Paris», met en scène l’actrice dans un récit autour de la sororité qui entremêle, avec élégance, sensibilité et délicatesse, trois portraits de femmes sur fond de Fashion Week parisienne.
L’ancienne compagne de Brad Pitt interprète Maxine, une réalisatrice américaine issu du cinéma d’horreur indépendant qui a été contactée par une prestigieuse maison de haute couture pour réaliser le film qui accompagnera le défilé. En pénétrant dans cette institution, elle découvre un monde qui lui est totalement inconnu, avec un langage et des exigences bien loin de son quotidien. Entre deux séquences et tournages, cette quinqua va apprendre qu’elle est atteinte d'un cancer, une terrible nouvelle qui bouleversera à jamais sa vie.
«Un film sur la fragilité de la vie», selon la réalisatrice
En coulisses, Maxine rencontrera la jeune Ada (Anyier Anei), une Sud-soudanaise de 18 ans qui vient de débarquer en France et effectue ses premiers pas en tant que mannequin, alors qu’elle n’a rien dit à son père et envisageait plutôt de devenir pharmacienne. L'Américaine fera également la connaissance d’Angèle (Ella Rumpf), une maquilleuse qui planche sur un livre dans lequel elle évoque le destin, parfois complexe, de ces femmes qu'elle sublime. Ainsi, l'écrivaine en herbe veut prouver qu'elles ne sont pas des objets promis à une industrie influente.
«Je voulais raconter un film qui parle du corps féminin, de la fragilité de la vie, et faire une ronde de femmes, raconter quelque chose de collectif», a confié Alice Winocour dans un entretien accordé à l’AFP, elle qui a été touchée par un cancer du sein et qui a choisi une actrice pour jouer Maxine dont l’histoire résonne avec sa propre expérience.
Angelina Jolie a en effet subi par le passé une double mastectomie et une ovariectomie pour tenter de limiter les risques de développer un cancer. Un terrible mal qui a emporté sa mère, ainsi que sa grand-mère. En s’appuyant sur son expérience, et en montrant ses cicatrices qui rappellent les lignes tracées sur les patrons des couturières, elle ne fait que rendre cette histoire cinématographique plus authentique et bouleversante. Un chœur de femmes qui trouvent également écoute et soutien auprès de deux hommes incarnés à l’écran par Louis Garrel et Vincent Lindon, toujours très justes et nuancés.