Éloignée des courts depuis plus de six mois, la Française Loïs Boisson, demi-finaliste à Roland-Garros l’année dernière, s’apprête à renouer avec la compétition, ce mardi, au WTA 1000 de Madrid.
Elle entrevoit le bout du tunnel. Éloignée des courts depuis plus de six mois, Loïs Boisson s’apprête à renouer avec la compétition, ce mardi, au WTA de Madrid, où elle sera opposée à l’Américaine Peyton Stearns (43e mondiale) pour son entrée en lice. La fin de longues semaines de galère depuis son abandon au 3e tour du WTA 1000 de Pékin en septembre dernier en raison d’une série de blessures.
«des capacités pour faire de belles choses dans le tennis»
«Ces derniers mois ont été très compliqués, les plus compliqués depuis que je joue au tennis. Je les ai mal gérés aussi mentalement», a-t-elle concédé dans un entretien accordé à l’AFP. Même si elle estime avoir «appris des choses» et que ça va l’«aider aussi pour le futur».
Et si son absence a été aussi longue, c’est en raison notamment d’erreurs de diagnostics concernant sa blessure au bras. «Les deux petites blessures que j’ai eues à la jambe n’étaient pas graves (…). C’est surtout cette blessure au bras qui a été inattendue, honnêtement, et compliquée à gérer», a confié la Française.
Avant d’ajouter : «Il y a eu pas mal d’erreurs du côté médical. On m’annonçait à chaque fois des temps qui n’étaient pas réels et qui n’étaient pas les temps dont j’ai eu besoin. C’est aussi pour ça qu’il y a eu plein de faux retours. J’étais trop "short" dans les délais. Je n’avais pas pu reprendre certains coups du tennis juste avant la date. Donc il n’y avait aucun intérêt à aller faire un match. Je ne pouvais pas le finir.»
Débarrassée de ses pépins physiques à un mois de Roland-Garros, où elle avait atteint les demi-finales l’année dernière, Loïs Boisson, désormais entraînée par le Néerlandais Hendrick Vleeshouwers, est ressortie «plus forte» de cette épreuve et demeure convaincue d’avoir «des capacités pour faire de belles choses dans le tennis». Et elle aura l’occasion de le prouver sur la terre battue madrilène.