Pour la première fois, samedi 25 avril, Donald Trump assistait, en tant que président, au dîner de gala annuel organisé par l’association des journalistes accrédités à la Maison-Blanche. Un événement perturbé par l'intrusion d'un homme armé. Voici ce que l'on sait 48 heures après les faits.
Deux jours après l'attaque survenue au dîner de gala annuel organisé par l’association des journalistes accrédités à la Maison-Blanche, les investigations se poursuivent pour faire toute la lumière sur le profil et les motivations de celui qui a tenté de s'en prendre au président américain.
En quarante-huit heures d'enquête, le procureur général par intérim a pu affirmer que le tireur présumé avait pour cibles certains hauts responsables de l'équipe de Donald Trump.
Un manifeste «très anti-chrétien» envoyé en amont à sa famille
Avant l'attaque, l'assaillant aurait rédigé un manifeste «très anti-chrétien», un document transmis à sa famille et remis à la police. Au fil des pages, les enquêteurs ont découvert une hostilité revendiquée à l'encontre de l'administration Trump. Dans ce document, l’homme s’était également étonné du faible dispositif de sécurité auquel il a fait face en pénétrant l’hôtel, où se tenait l’événement.
Deux jours après les faits, l'identité de l'assaillant a également été révélée et bien qu'il n'ait pas coopéré avec la police, les autorités ont réussi à retracer son parcours. Cole Tomas Allen, 31 ans, est présenté comme un ingénieur mécanique et professeur originaire de Torrance, dans la banlieue de Los Angeles, en Californie du Sud.
Il est diplômé d'une prestigieuse université américaine, en génie mécanique. Décrit comme «un loup solitaire» par Donald Trump, l'homme, âgé de 31 ans, aurait rejoint Washington en train depuis Los Angeles via Chicago. Il aurait réservé une chambre dans un hôtel de la capitale plusieurs jours avant le gala.
Identifié comme l'homme ayant été interpellé à proximité de la Maison-Blanche, Cole Tomas Allen était parvenu à franchir un périmètre de sécurité, avant de «foncer sur un poste de sécurité, muni de plusieurs armes».
L'auteur présumé devait comparaître dès lundi pour être inculpé de deux chefs d'accusation : le premier pour usage d'une arme à feu lors d'un crime violent et le second pour l'agression d'un agent fédéral à l'aide d'une arme dangereuse.