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Prêtre égorgé : ce que l’on sait du deuxième terroriste

Les enquêteurs privilégient la piste d'un jeune de 19 ans né dans les Vosges et vivant en Savoie.[CHARLY TRIBALLEAU / AFP]

Le second tueur de l'attaque jihadiste de mardi dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen, a été "formellement identifié" comme étant Abdel Malik Nabil Petitjean.

Contrairement à Adel Kermiche, dont les services connaissaient les tentatives pour se rendre en Syrie, les empreintes digitales et génétiques du second tueur ne renvoyaient à aucun nom dans les fichiers de police. Et il était impossible également de l'identifier visuellement. Car atteint au visage par une balle tirée par un policier de la BRI, l'homme est méconnaissable.

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Mais les enquêteurs ont rapidement privilégié la piste d'Abdel Malik Petijean. La carte d'identité de ce jeune de 19 ans avait été retrouvée lors d'une perquisition chez Kermiche. Son téléphone avait également été détecté non loin de l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray et sa mère, dont le domicile a été perquisitionné, avait constaté sa disparition depuis quelques jours.

Né à Saint-Dié-des-Vosges (Vosges) le 14 novembre 1996, Abdel Malik Petitjean a grandi avec ses deux soeurs dans une famille recomposée, d'abord dans l'est de la France avant de déménager à Montluçon (Allier) puis à Seynod (Haute-Savoie) et enfin à Aix-les-Bains. Le jeune homme avait obtenu son bac l'an dernier. Il aimait, selon son CV, les films de science-fiction, les jeux vidéo, la musique et la boxe anglaise.

Une fiche S établie en juin

Il a été formellement identifié grâce aux comparaisons ADN effectués sur sa mère ont permis son identification. Selon une source proche de l'enquête, l'Unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat) avait diffusé le 22 juillet une note dans laquelle elle disait avoir reçu une information de la part d'un pays voisin sur un individu «qui serait prêt à participer à un attentat sur le territoire national», accompagnée de la photo d'un homme ressemblant «fortement» à Abdel Malik P.

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Le jeune homme possède un casier judiciaire vierge mais était fiché S depuis le mois de juin. L'agence Amaq, l'organe de propagande de Daesh, a diffusé une vidéo des deux preneurs d'otage prêtant allégeance au chef du groupe jihadiste Abou Bakr al-Baghdadi. Selon sa mère, Abdel Malik était parti lundi en covoiturage pour, lui avait-il dit, rejoindre un cousin à Nancy.

Son dernier message à sa mère remonte à mardi matin, juste avant l'attaque à Saint-Etienne-du-Rouvray: "T'inquiète pas. Tout va bien, fais dodo. Je t'aime", lui a-t-il écrit par texto. Mercredi après-midi, sa mère s'accrochait encore à ce fils qu'elle croyait connaître, avec un dernier message au téléphone: "Malik, c'est maman, je ne sais pas où t'es. J'ai une mauvaise nouvelle. Rappelle-moi, c'est la police qui est venue. Elle raconte des conneries. J'espère qu'il ne t'est rien arrivé mon fils. Je t'aime, tu me manques grave."

 
 

 

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