L'actrice Blake Lively a récemment décidé de retirer deux de ses plaintes contre Justin Baldoni, son partenaire à l'écran et réalisateur du film «Jamais plus».
Un pas en avant, deux pas en arrière. Blake Lively a pris la décision d'abandonner deux de ses plaintes, pour infliction intentionnelle et infliction négligente de détresse émotionnelle, contre sa co-star et réalisateur du film «Jamais plus», Justin Baldoni. Une décision qui intervient alors que l'équipe juridique de l'acteur de 41 ans avait demandé l'accès aux dossiers médicaux et psychologiques de Blake Lively pour étayer leurs allégations.
Une tentative de retrait de plaintes apparue dans un document déposé lundi par les avocats de Justin Baldoni, qui cherchent à obliger l'actrice à signer une décharge HIPAA, une règle de confidentialité qui régule l'accès aux informations de santé, pour avoir accès aux comptes-rendus de thérapie et à d'autres informations jugées pertinentes.
«Blake Lively ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre»
Un document dans lequel figure qu'«au lieu d'obtempérer», Blake Lively a demandé à retirer ses plaintes pour détresse émotionnelle sans préjudice. Cela signifie que l'actrice refuse de «divulguer les informations et les documents nécessaires pour prouver qu'elle a souffert de détresse émotionnelle» et cherche à «conserver le droit de déposer à nouveau ses plaintes à un moment indéterminé devant ce tribunal ou un autre après la clôture de la procédure de communication des pièces. Blake Lively ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre», comme le précise le média américain «Variety».
L'équipe juridique de l'acteur américain s'est opposé à ce retrait, à moins qu'il ne soit «avec préjudice», ce qui empêcherait l'épouse de Ryan Reynolds de réintroduire ses accusations ultérieurement. De leur côté, les avocats de l'actrice vedette de «Gossip Girl», Esra Hudson et Mike Gottlieb, ont qualifié cette action de «coup médiatique».
«La stratégie de Justin Baldoni consistant à déposer des plaintes pour représailles les a exposés à de nouvelles demandes de dommages et intérêts en vertu de la loi californienne, ce qui a rendu certaines des demandes initiales de Mme Lively inutiles. Elle continue néanmoins d'invoquer la détresse émotionnelle dans le cadre de nombreuses autres plaintes, telles que le harcèlement sexuel et de représailles, affirmant que Justin Baldoni a improvisé des scènes intimes sans son consentement. Elle réclame également des dommages et intérêts compensatoires massifs pour toutes ses plaintes», affirment les avocats de l'actrice.
Un retrait de plainte inhabituel
Le tribunal devra maintenant décider s'il faut obliger Blake Lively à fournir des informations sur sa santé mentale ou rejeter les deux plaintes avec ou sans préjudice. Dans les affaires de préjudice physique ou émotionnel, la procédure habituelle veut que la défense accède aux dossiers médicaux du plaignant, afin de mettre en lumière l'origine et l'étendue de la détresse alléguée. Ce qui est inhabituel, c'est qu'un plaignant abandonne ses revendications en cours de route, étant donné qu'il est bien connu, avant un tel procès, que les dossiers médicaux constitueront une partie désagréable mais inévitable de la procédure de découverte.
Les deux plaintes pour détresse émotionnelle étaient des éléments clés de l'action en justice de Blake Lively contre Justin Baldoni, plaintes que l'actrice de 37 ans avait déposée devant un tribunal fédéral en décembre 2024. La mère de quatre enfants affirme avoir été harcelée sexuellement par Justin Baldoni et le producteur du film «Jamais plus» Jamey Heath, et avoir fait l'objet d'une campagne de dénigrement de la part de ses mandataires lorsqu'elle s'est plainte.
«Monsieur Baldoni a improvisé des scènes d'intimité qui n'avaient été ni répétées, ni chorégraphiées, ni discutées avec madame Lively, sans l'implication d'un coordinateur d'intimité», stipule la plainte de l'actrice, qui donne également l'exemple d'une scène où l'acteur aurait improvisé plusieurs baisers à chaque prise. De son côté, Justin Baldoni, qui poursuit le couple formé par Blake Lively et Ryan Reynolds pour 400 millions de dollars, affirme que la star de «Jamais plus» aurait tenté de l'extorquer et l'aurait ensuite diffamé.
Le procès est prévu pour mars 2026, un moment décisif puisque celle qui interprétait Serena Van Der Woodsen dans la série à succès «Gossip Girl» témoignera à la barre pour relater sa version des faits.