Accusé par son ancienne compagne de séquestration, de violences, et de l’avoir utilisée comme «esclave sexuelle» en février dernier, le comédien Crispin Glover a décidé d’organiser sa défense en présentant plusieurs éléments au tribunal de Los Angeles.
Une contre-attaque argumentée. Connu pour avoir incarné le père de Marty McFly dans la trilogie «Retour vers le futur», Crispin Glover vient de déposer un dossier devant le tribunal de Los Angeles, visant à se défendre des graves accusations portées à son encontre par une ancienne compagne l’accusant de voies de fait, de fraude, de poursuites abusives, d'expulsion injustifiée, de détresse émotionnelle et de violations de la loi Bane en Californie (Bane Act).
Le comédien de 62 ans affirme que cet ancien top model britannique cherche uniquement à ruiner sa réputation et à lui soutirer de l’argent, en proférant de fausses accusations à son encontre. Selon le site américain EW.com, qui a eu accès à son dossier, Crispin Glover a présenté de nombreux éléments – des textos, des photographies, ainsi que la copie d’une ordonnance restrictive temporaire à l’encontre de cette femme demandée en mars 2024 – afin de prouver son innocence.
Il y décrit le comportement de son ex-compagne comme «intentionnel, frauduleux, oppressif et malveillant», affirmant avoir lui-même été victime d’une agression, d’une intrusion dans la vie privée ou encore d’une violation de propriété illicite. L’acteur demande la tenue d’un procès, et demande des dommages et intérêts.
Une rencontre en 2015 sur Internet
Crispin Glover affirme avoir rencontré cet ex-mannequin britannique sur Internet en 2015, avant d’entretenir une «brève relation romantique» en 2023, que l’acteur présente comme étant purement transactionnelle, affirmant qu’elle avait vu en lui «un individu ayant les moyens de l’aider à financer son train de vie».
Il précise avoir passé trois nuits avec elle en Europe, et seize nuits aux États-Unis. Leur relation se serait détériorée après qu’elle lui aurait demandé de mentir à ses proches en affirmant «que nous nous étions mariés dans une cérémonie islamique». Devant son refus, elle se serait mise à se comporter de manière «imprévisible», avant de revenir chez lui en compagnie d’un homme inconnu de Crispin Glover, qui l’aurait agressé verbalement et physiquement.
Le comédien aurait ensuite appelé la police, qui aurait procédé à l’arrestation de la femme, avant qu’elle ne soit placée en détention. Les documents fournis par le comédien présentent une photographie de son visage blessé, et de l’ordonnance restrictive obtenue contre elle suite à cet incident.
Dans la plainte déposée par son ex-compagne, celle-ci affirme que l’acteur l’a contrainte à vivre avec lui contre son gré, qu’il traquait ses moindres mouvements, et qu’il l’a agressée au point de lui laisser des marques et une cicatrice encore visible sur son cou. Elle affirme avoir été forcée de devenir «une petite amie enfermée à la maison / esclave sexuelle» avant que Crispin Glover ne la mette à la porte, faisant d’elle une sans-abri. Elle l’accuse également de détenir une collection d’objets à la gloire du régime nazi.
«Au lieu d'assumer la responsabilité de ses multiples actions illégales en février-mars 2024, l’accusatrice a inventé de fausses accusations en guise de représailles et, je pense, pour fabriquer un procès de toutes pièces dans le but de me nuire et de m'extorquer de l'argent», assure le comédien dans sa plainte, précisant avoir reçu, le 26 septembre 2025, une lettre de l’avocat de la plaignante exigeant le paiement d’une somme pour éviter un procès.