Borloo votera "avec enthousiasme" le traité budgétaire

Jean-Louis Borloo le 18 septembre 2012 à Paris [Jacques Demarthon / AFP/Archives] Jean-Louis Borloo le 18 septembre 2012 à Paris [Jacques Demarthon / AFP/Archives]

Jean-Louis Borloo (PR) votera "avec enthousiasme" le traité budgétaire européen et se régale à l'idée de voir Jean-Marc Ayrault défendre ce qu'il avait combattu, d'autant qu'à ses yeux, le paquet croissance vanté par le gouvernement "n'existe pas".

"Mais évidemment nous allons le voter, avec enthousiasme", a déclaré mardi sur Europe 1 le président du groupe centriste à l'Assemblée nationale (UDI). C'est "la fin d'un processus pour sauver à la fois les liquidités bancaires nécessaires à l'économie et une partie des dettes souveraines".

"Il va y avoir un moment tout à fait extraordinaire", s'est réjoui M. Borloo. "Le chef de gouvernement va défendre avec ardeur ce qu'il a combattu avec autant d'ardeur, ainsi que François Hollande, pendant la campagne".

L'ex-ministre y voit, pour M. Ayrault, "l'occasion d'aller vers la vérité, de sortir de la ruse et de l'habillage": "Folie pendant la campagne de dire : nous tous seuls, on va renégocier un traité signé par 25 états", a poursuivi l'élu du Nord.

Le paquet croissance de 120 milliards d'euros que M. Hollande se félicite d'avoir obtenu à Bruxelles ? "Il n'existe pas", a tranché M. Borloo, "ce sont des choux et des carottes", mais "il n'y a ni les choux, ni les carottes". "On est le seul gouvernement qui prétend qu'il y a un plan de croissance", a-t-il assuré. Il a dénoncé "une espèce de maquillage" des chiffres avec par exemple 60 des 120 milliards d'euros mis en avant, qui sont en réalité "les fonds structurels qui servent aux régions en difficulté".

"La manoeuvre, l'invention des 120 milliards", vise, selon lui à trouver "une petite présentation" pour les Français "de bonne foi" qui croient en une renégociation du texte par le président François Hollande.

Ce qui inquiète "le plus" M. Borloo, "c'est qu'en même temps en France, on arrête tous les programmes de croissance, d'investissements : Canal Seine-nord, Grand Paris, les tramways, le plan d'efficacité énergétique, les autoroutes ferroviaires..."

Pour lui, "on va entrer dans un cycle récessif".

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