Croissance nulle: "la crédibilité politique d'Hollande s'effondre", selon Chatel

Luc Chatel, Secrétaire général de l’UMP par interim, lors d'une conférence de presse, le 14 juillet 2014, à Paris  [Thomas Samson / AFP/Archives] Luc Chatel, Secrétaire général de l’UMP par interim, lors d'une conférence de presse, le 14 juillet 2014, à Paris [Thomas Samson / AFP/Archives]

Luc Chatel, Secrétaire général de l’UMP par interim, a jugé jeudi que "la crédibilité politique" de François Hollande et Manuel Valls venait de "s'effondrer tel un château de carte", après la publication des chiffres en berne de la croissance par l'Insee.

"C’est une crise sans précédent des finances publiques qui s’ouvre dans notre pays" écrit-il dans un communiqué, ajoutant que ces chiffres sont "comme un coup de tonnerre pour l’économie française".

Selon M. Chatel, "MM. Hollande et Valls ne doivent pas seulement changer de politique, ils doivent changer de logiciel".

"Ils raisonnent en responsables politiques du XXème siècle, d’avant la crise : nous ne sommes pas dans un cycle et il ne suffit pas d’attendre, en croisant les doigts, l’effet d’entrainement d’une reprise économique venue d’ailleurs : la promesse d’+ inversion de la courbe du chômage en 2013+ relevait très précisément de cette profonde erreur d’analyse", estime-t-il.

"Ils n’ont pas compris que dans ce XXIème siècle d’après la crise, l’économie mondiale et européenne vivait, non pas un changement de cycle, mais un véritable changement de modèle qui exige des responsables politiques le courage d’agir et d’engager les réformes profondes qu’aucun grand pays n’a plus les moyens de différer", ajoute-t-il.

Le secrétaire général juge encore que "M. Valls, alors que les comptes de la France sont placés sous surveillance renforcée de la Commission européenne, n’est décidément pas en situation de faire la leçon, ni aux Allemands, ni à Bruxelles".

La croissance a été nulle au deuxième trimestre, tout comme au premier, a annoncé l'Insse, relevant que la quasi-totalité des moteurs de croissance était en panne.

Dans une tribune publiée par le journal Le Monde, le ministre des Finances Michel Sapin affirme que la France connaîtra cette année une croissance "de l'ordre de 0,5%" contre un objectif initial de 1%, et ajoute qu'il ne croit pas pour 2015 à un chiffre "très supérieur à 1%".

Vous aimerez aussi

Le commissaire européen aux affaires économiques Pierre Moscovici, le 5 décembre 2018 à Bruxelles, en Belgique [Aris Oikonomou / AFP/Archives]
Budget Dépasser les 3% de déficit est «envisageable» de façon «exceptionnelle» estime Pierre Moscovici
Mouvement social «Gilets jaunes» : les annonces rebattent les cartes budgétaires pour 2019
L'idée d'une taxe sur les transactions financières est discutée à Bruxelles, sous différentes formes, depuis quelque huit ans [Daniel ROLAND / AFP/Archives]
Budget La France et l'Allemagne vont reproposer une taxe sur la finance

Ailleurs sur le web

Derniers articles