La nomination d'Emmanuel Macron irrite à gauche

Emmanuel Macron Le nouveau ministre de l'Economie, Emmanuel Macron. [ERIC PIERMONT / AFP]

L'arrivée d'Emmanuel Macron, ancien banquier d'affaires et social-libéral assumé, au ministère de l'Economie en remplacement d'Arnaud Montebourg, passe mal auprès de certaines personnalités de gauche, notamment les "frondeurs" du PS. Florilège de réactions.

 

François Hollande et Manuel Valls ont créé la surprise avec la nomination d'Emmanuel Macron, ancien banquier d'affaires, au poste de ministre de l'Economie. Ce désormais ex-conseiller du président incarne le tournant social-libéral du gouvernement.

Cette nomination irrite à gauche, à commencer par les "frondeurs" du Parti socialiste.

Laurent Baumel, député socialiste "frondeur" d'Indre-et-Loire voit l'arrivée d'Emmanuel Macro à Bercy comme une "provocation" de l'exécutif. "Emmanuel Macron est dans l'histoire de ce quinquennat, celui qui convertit la gauche gouvernementale à une forme de libéralisme économique", explique-t-il.

 

Les "frondeurs" ont d'ailleurs annoncé qu'ils se concerteront pour voter ou non la confiance au gouvernement Valls II à l'Assemblée nationale. "Ce sera une décision collective le moment venu", a ainsi souligné le député Christian Paul.

Sur Twitter, Pouria Amirshahi, député socialiste des Français de l'étranger, a également dénoncé une "dérive sociale libérale".

 

Colère du PCF et du Parti de Gauche

Du côté des Verts, aussi, cette nomination ne passe pas.  "Quand une grande partie de la gauche qui a aidé à la victoire de François Hollande en 2012 discute d'une refonte de la politique économique dans le pays, la nomination d'Emmanuel Macron ne va pas du tout dans ce sens et de ce côté-là au moins le message de Manuel Valls est extrêmement clair", a déclaré sur France Info la secrétaire nationale d'EELV, Emmanuelle Cosse.

La gauche de la gauche n'a pas, non plus, caché sa colère, estimant que ce nouveau gouvernement ne va pas dans le bon sens.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF (Parti communiste français) a ainsi dénoncé une politique "plus droitière que jamais, symbolisée par l'arrivée d'Emmanuel Macron, homme-clé des banques et de la finance". "L'échec est programmé d'avance", a-t-il ajouté.

 

"La finance s'étale au pouvoir", a jugé dans un communiqué Martine Billard, coprésidente du Parti de Gauche. Et d'appeler les parlementaires à "refuser" la confiance à "ce gouvernement de la finance".

 

 

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