Départementales : les principales réactions

Manuel Valls a confirmé une victoire de la droite républicaine.[JACQUES DEMARTHON / AFP]

Les élections départementales ont rendu leur verdict. La droite et le centre ont largement triomphé, la gauche aurait perdu la moitié de ses départements et le FN n'a pas confirmé. Voici l'essentiel des déclarations après l'annonce des résultats.

 

> A gauche

Dans un discours prononcé à l'annonce des résultats, Manuel Valls a confirmé une "victoire de la droite républicaine" et un "net recul" d'une gauche "trop dispersée". Le Premier ministre a par ailleurs regretté un "score trop élevé pour l'extrême-droite".

 "Les Français par leur vote et même leur abstention ont dit à nouveau leurs attentes, leurs exigences, leur colère, leur fatigue face à une vie quotidienne trop difficile, le chômage, les impôts, la vie trop chère. J'ai entendu ce message, leur exigence de résultats concrets, mon gouvernement continuera d'y répondre sans relâche", a-t-il également déclaré, précisant que "dans les prochains jours seront décidées de nouvelles mesures en faveur de l'investissement privé et de l'investissement public". 

Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a lui aussi concédé un "recul d'implantation" se son parti sans parler "de débâcle" avant d'ajouter qu'il fallait que "l'union soit au rendez-vous" pour les régionales. "J'appelle les formations de gauche au dialogue, à la mise à plat des divergences, le rassemblement est essentiel", a-t-il déclaré.

Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll a préféré se montrer optimiste, tout en restant lucide. "Les candidats soutenus par le PS étaient les seuls à incarner et à défendre à la fois des bilans départementaux et le bilan national. Par rapport à cette situation, je considère que les résultats ne sont pas bons, mais qu'ils montrent une claire résistance de la gauche et du Parti socialiste dans son ensemble"

A la gauche de la gauche, pour Jean-Luc Mélenchon, "tant de souffrances sociales, tant de médiocrité politicienne, tant de mépris du peuple, ont épuisé notre patience, notre pays est menacé de dislocation. Mais il ne suffit pas de critiquer (...) Je lance un appel. Vous autres, ne vous resignez pas, ne laissez pas Hollande et Valls réduire la belle idée progressiste de gauche à néant". Il a par ailleurs proposé une "nouvelle alliance populaire" pour préparer les régionales.

 

> A droite et au centre

Nicolas Sarkozy s'est réjoui d'une nette victoire du centre et la droite, affirmant que jamais sa famille politique "n'avait gagné autant de départements" et qu'il s'agissait d'un "désaveu sans appel" envers le gouvernement.

"Nous allons accélérer la préparation d'un projet républicain d'alternance, un projet fort, réaliste et profondément nouveau", a en outre déclaré le président de l'UMP. "J'ai conscience que la route sera longue, difficile", mais "l'alternance est en marche, rien ne l'arrêtera".

Laurent Wauquiez, secrétaire général de l'UMP a, lui, parlé de "débâcle à la hauteur de l'exaspération des Français.  "C'est un succès historique et incontestable d'une opposition qui reprend de la voix depuis le retour de Nicolas Sarkozy, et qui devient à nouveau une alternative crédible quand elle assume ses valeurs"

Alain Juppé a de son côté souligné une "victoire de la stratégie d'alliance UMP-UDI-MoDem". Avant d'évoquer "la victoire de nos candidats" et "la victoire ensuite de l'unité de l'UMP autour de son président et de ses équipes dirigeantes".

 

> Au FN

Marine Le Pen confirme une "forte augmentation des scores" pour le FN, se satisfaisant d'un niveau électoral "exceptionnel", "socle des victoires de demain".

Elle a par ailleurs fustigé "la campagne amère menée par le Premier ministre rejoint dans son mépris de classe pour nos candidats et nos électeurs par beaucoup de médias puis, dans l'entre deux tours, par l'UMP". Malgré cela, le FN s'est imposé "comme une force politique puissante dans de nombreux territoires", s'est-elle félicitée.

Marion Maréchal-Le Pen a affirmé à Carpentras (Vaucluse) que le FN n'avait pas remporté le Vaucluse.  "Notre beau département va retomber entre les mains de l'UMP et du PS qui se sont d'ores et déjà entendus à l'entre deux-tours, les uns se désistant, les autres appelant à voter pour leurs soi-disant adversaires", a déploré la député FN.

 

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