Prières de rue comparées à l'Occupation : Marine Le Pen affirme être dans son rôle

Pour elle, l'emploi de ce terme n'était qu'une «figure de style». [JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP]

Marine Le Pen est apparue tout sourire ce mardi devant le tribunal correctionnel de Lyon où elle est jugée pour avoir comparé il y a cinq ans les prières de rue de musulmans à l'Occupation nazie.

Marine Le Pen a assuré n'avoir commis «aucune infraction» et a affirmé être dans son rôle en évoquant cette question. Elle a plaidé «un mauvais procès» soutenant avoir parlé d'occupation avec un petit 'o' mais pas de l'Occupation. Pour elle, l'emploi de ce terme n'était qu'une «figure de style».

«Certes, il n'y a pas de blindés, pas de soldats, mais c'est une occupation tout de même et elle pèse sur les habitants», avait déclaré Marine Le Pen lors d’un meeting à Lyon en décembre 2010.

Un an d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende encourus

À six semaines des élections régionales, la présidente du Front national entend dénoncer le supposé «fondamentalisme» des médias. Elle encourt une peine d’un an de prison et une amende de 45 000 euros.  

 

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