6 octobre : Saint Bruno

(Photo d'illustration).[AFP]

Brillant étudiant, prêtre à 20 ans, professeur écouté d’élèves exceptionnels dont certains deviendront évêques et même pape, après un différend avec l’évêque simoniaque Manassès de Gournay, Bruno se retire dans la solitude et fonde l’un des ordres religieux les plus austères : les chartreux. Ils doivent leur nom à ce domaine montagnard appelé le «désert de Chartreuse».

Vie érémitique et pourtant communautaire avec le silence perpétuel et l’assignation à résidence, pourrait-on dire ! Né à Cologne, il vient à Reims puis à Tours avant de rejoindre Robert à Molesmes. Il pensait demeurer dans son monastère du Dauphiné quand Urbain II qu’il avait eu comme élève, le fait venir en Italie. «Il ne pouvait se passer de ses conseils», dit-on. Il ne fut jamais ordonné prêtre, s’estimant trop indigne pour le sacerdoce. Il meurt le 6 octobre 1101, en Calabre, vénéré de tous. Curieusement, son culte fut permis, mais il n’a jamais été canonisé.

Pensée spirituelle de saint Bruno :

«Le vrai bonheur, personne ne peut l’atteindre par lui-même ; il faut qu’il y ait l’espérance, la foi et l’amour.»

Courte prière à saint Bruno :­

«Apprends-nous, qu’au milieu de l’agitation de ce monde, nous sachions rester libres.»

Ephéméride du 6 octobre :

En 1874, fondation du Caousou à Toulouse. Une des plus prestigieuses écoles fondées par les jésuites et dédiées à l’Immaculée Conception. A l’époque, elle fut créée pour accueillir les classes préparatoires aux écoles de Saint-Cyr, Centrale, Polytechnique, Forestière et Normale Supérieure. Tous les professeurs étaient des jésuites. Cet établissement résiste aux lois de suppression des ordres religieux en 1901. Transformé en hôpital pendant les deux guerres mondiales, ayant subi un incendie en 1986, il compte aujourd’hui 1 900 élèves sur 8 hectares. De nombreuses personnalités en sont issues

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