7 novembre : Sainte Carine

7 novembre : Sainte Carine[ARCHIVES AFP]

Hélas ! Hélas ! Les sources sont perdues. Les uns parlent de falsification. Les autres supputent. Le malheur vient pour sainte Carine de n’avoir pas laissé de traces tangibles.

Mélasippe, son époux, Antoine, son fils, et Carine sont notés comme martyrs sous Julien l’Apostat, en 361 à Ancyre (Ankara, en Turquie). De bons spécialistes en ces matières précisent : «Il n’y a pas d’autres attestations et on ne peut affirmer que des documents de qualité se soient perdus.»

Ainsi, l’avantage est tel que nous pouvons nous forger notre propre idée sur cette sainte martyre qui a pourtant donné son prénom à tant de jeunes filles que nous connaissons.

Il n’y a pas de fumée sans feu, même si un autre auteur écrit : «Personnage légendaire, victime de tourments imaginés par un conteur aux penchants plutôt sadiques.» Mais est-ce bien vrai ? L’histoire ne nous confirme-t-elle pas que, la plupart du temps, ce sont les bourreaux qui sont effectivement cruels et sadiques ?

Pensée spirituelle :

«Une foi qui n’agit pas, est-ce une fois sincère ?» (Corneille)

Courte prière : 

«Seigneur, augmente en nous la foi !» (Evangile)

Éphéméride du 7 novembre :

En 1541, l’évêque islandais de Holar, Jón Arason, est décapité par les Danois luthériens. Le lendemain, le protestantisme est déclaré religion d’Etat. Catholique depuis son évangélisation, malgré son éloignement de Rome, l’Islande inquiétait le pape car plusieurs évêques se laissaient influencer par la Réforme et menaient une vie morale discutable. Notre évêque de Holar n’y échappait pas.

Certains pensent même qu’il voyait plus son avantage et celui de sa nombreuse famille plutôt que l’intérêt de l’Eglise. Mais sa mort violente en fit un héros populaire pour avoir lutté contre l’impérialisme danois. Poète, c’est aussi lui qui introduisit l’imprimerie dans l’île.

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