Des tomates génétiquement modifiées pour lutter contre les maladies ?

L'introduction dans des tomates de la protéine AtMYB12, a pour résultat d’augmenter significativement les niveaux de resvératrol et de génistéine.[CC / Jinax / Flickr]

Des chercheurs ont développé des tomates génétiquement modifiées qui devraient permettre de produire des quantités importantes de composés antioxydants naturels, qui jouent un rôle dans la lutte contre certaines maladies, notamment les cancers.

Les scientifiques du John Innes Centre (centre de recherche en botanique et en microbiologie) ont observé que l’introduction dans des tomates de la protéine AtMYB12, présente dans l’Arabette des dames (une plante à fleurs), avait pour résultat d’augmenter significativement  les niveaux de resvératrol et de génistéine.

Ces deux molécules sont des polyphénols connus pour être des antioxydants naturels, qui peuvent jouer un rôle dans la prévention et la lutte de certaines maladies, comme les cancers, le diabète ou encore la maladie d’Alzheimer. 

Produire en masse ces composés naturels

Le resvératrol est notamment présent dans le vin rouge, dont les bienfaits sur la santé (lorsqu’il est consommé avec modération), ont déjà été démontrés. Selon TheLatestNews, la tomate génétiquement modifiée développée par les chercheurs contiendrait une quantité de resvératrol équivalente à celle contenue dans cinquante bouteilles de vin rouge.

La génistéine, présente dans les graines de soja, aurait des effets inhibiteurs sur certains cancers, notamment du sein, de la prostate ou du col de l’utérus. Dans la tomate modifiée, le niveau de cette molécule est équivalent à la quantité contenue dans 2,5 kilos de tofu.

Cette découverte permettrait ainsi de produire en masse ces composés naturels présents dans plusieurs médicaments. «Les plantes médicinales à haute valeur scientifique sont souvent difficiles et longues à cultive. Notre recherche fournit une plateforme fantastique pour produire rapidement ces composés médicinaux précieux», explique le Dr Yan Zhang, co-auteur de l’étude.

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