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Sida : un nouveau «vaccin» pourrait offrir une protection totale contre le VIH

Avec deux injections par an, ce «vaccin» pourrait prévenir le VIH. (image d'illustration) [Wilfried Pohnke/Pixabay]

Un nouveau traitement de prévention contre le VIH, administré comme un vaccin, pourrait être une nouvelle percée majeure en médecine. Selon une étude publiée mercredi 24 juillet, il aurait déjà permis de protéger 5.000 sujets de l’infection.

Peut-être un nouvel espoir dans la bataille contre l’infection du VIH ? Mercredi 24 juillet, les résultats d’une étude publiée sur le New England Journal of Medecine affirme qu’un nouveau traitement, qu’on reçoit «comme un vaccin», pourrait offrir une protection complète contre la maladie, avec deux injections par an.

des prochains tests à réaliser 

Expérimenté en Afrique du Sud et dans l’Ouganda, le «vaccin» a été testé sur 5.000 jeunes filles et femmes au total. Tous les sujets ayant reçu deux doses n’auraient pas contracté le VIH, affichant donc une efficacité de 100%, selon cette première étude préliminaire. D’autres tests devraient être réalisés, cette fois-ci, sur des hommes.

«Voir ce niveau de protection, c’est éblouissant», a affirmé Salim Abdool Karim, directeur d’un centre de recherche sur le sida, en Afrique du Sud. «Cela pourrait être une nouvelle percée dans le domaine de la prévention contre le VIH. Si ces injections peuvent être largement distribuées à faible coût, cela pourrait drastiquement réduire le risque de nouvelles infections du VIH dans le monde», a ajouté Sarah Palmer, co-directrice du centre de recherche sur les virus, à l’institut médical Westmead de Sydney. Les deux spécialistes n’ont toutefois pas participé à l’étude.

un traitement moins coûteux ?

Le «vaccin», produit par le géant américain Gilead Sciences, a été conçu à l’aide du lenacapavir, un médicament antirétroviral déjà utilisé pour traiter le sida, vendu sous la marque Sunlenca.

Ce traitement, inacessible pour certaines personnes, coûte 40.000 dollars (environ 36.800 euros) par patient, chaque année. Le médicament pourrait néanmoins chuter autour des 40 dollars en version générique, si le géant américain permet sa fabrication.

Déjà, Winnie Byanyima, directrice exécutive de l'Onusida interrogé par l’AFP, a appelé Gilead à «entrer dans l'Histoire» en autorisant la fabrication de génériques de son antirétroviral.

Ce traitement pourrait protéger les personnes à risque élevé. A la fin de l’année 2023, l’OMS comptait presque 40 millions de personnes atteintes du VIH dans le monde. Dans l’Hexagone, à la même période, Santé publique France avait annoncé environ 200.000 personnes séropositives.

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