Pour soigner les patients en manque de sang, l’Europe parvient à collecter chaque année 20 millions de dons. La France est dans la moyenne du nombre de dons, mais elle se montre moins altruiste qu’il y a 15 ans et des manques se créent.
Dans la médecine moderne, le don du sang constitue un acte majeur pour la collectivité. Selon les données de l’Établissement français du sang (EFS), service public du sang en France, un million de personnes sont soignées chaque année grâce aux dons de sang, et 47 % des patients transfusés le sont dans le cadre du traitement de maladies du sang ou de cancers. En Europe, les Français ne sont pas les plus généreux concernant le don du sang. D’après une étude de l’European Blood Alliance (EBA), relayée par Statista, près de 42 dons de sang annuels ont été recensés pour 1.000 habitants en France.
La Grèce meilleure élève, l’Allemagne et le Royaume-Uni en difficulté
Le meilleur élève en la matière en 2024 est la Grèce. Le pays hellénique a compté 52,6 dons de sang annuels recensés pour 1.000 habitants. L’Italie (avec 50,4 dons pour 1.000 habitants) et la Belgique (49,5 pour 1.000) ont complété le podium. La France est arrivé ensuite, devant l’Espagne (36,6 pour 1.000).
Plusieurs pays accusent un retard dans ce domaine, comme l’Allemagne (29,2 pour 1.000) et le Royaume-Uni (26,2 pour 1.000). L’Irlande n'est parvenu à recueillir que moins de 25 dons pour 1.000 habitants lors de l'année 2024.
Les différences entre pays ne sont pas liées qu’à la générosité des donneurs sanguins. Certains pays européens ne possèdent pas beaucoup de centres de transfusion sanguine, ou l’accès aux campagnes de dons y est difficile. Le manque de communication est parfois critiqué par les habitants.
Plus de 200.000 donneurs en moins par rapport à 2011 en France
En 2024, l’EFS est parvenu à accueillir un peu plus de 1,5 million de donneurs. Mais ce chiffre baisse depuis plus d’une dizaine d’années. En 2011, le nombre de donneurs de sang était proche d’atteindre 1,75 million. Hormis les années 2020 et 2021, marquées par le contexte de la pandémie de Covid-19, l’année 2024 a été la pire depuis le début des relevés en 2008.
Chaque jour, 10.000 dons de sang sont nécessaires, et de nombreux départements appellent leurs habitants à se mobiliser pour renflouer les stocks manquants de plaquettes. Pour répondre à cette «tension permanente», l’Assemblée nationale a voté une proposition de loi, le 4 juin 2025, permettant aux salariés de donner leur sang sur leur temps de travail.