Octobre Rose est une campagne mondiale créée en 1985 pour sensibiliser au dépistage et à la récolte de fonds pour lutter contre le cancer du sein. Voici tout ce qu'il faut savoir sur cette maladie et sur ses différentes formes, qui touchent en grande majorité les femmes.
Un nouveau mois de mobilisation nationale. À l'occasion de la campagne de sensibilisation au cancer du sein qui a lieu tout au long du mois d'octobre, le mouvement Octobre Rose récolte des dons afin d'aider la Fondation pour la recherche sur le cancer. Voici tout ce qu'il faut savoir sur ce cancer ainsi que toutes les formes qu'il peut prendre.
Le cancer du sein est à la fois le plus fréquent et le plus meurtrier chez la femme. Son incidence et sa mortalité diminuent toutefois d’année en année. Dans la majorité des cas, son développement prend plusieurs mois, voire plusieurs années. Dépisté tôt, c’est un cancer dont le taux de survie reste stable (88% des femmes diagnostiquées entre 2010 et 2015).
Selon les derniers chiffres disponibles sur le site de l’Institut national du cancer, 61.214 nouveaux cas de cancer du sein ont été détectés en France métropolitaine en 2023, l’âge médian au moment du diagnostic est de 64 ans, et le taux d’incidence, c’est-à-dire le nombre annuel de nouveau cas entre 1990 et 2018 a presque doublé, passant de 29.970 à 58.400 cas annuels, soit +1,1% par an en moyenne.
Par ailleurs, l’institut rappelle que l’âge médian au moment du décès est de 74 ans, et que la prévalence de la maladie, c’est-à-dire le nombre de cas dans une population à un moment donné, englobant aussi bien les cas nouveaux que les cas anciens, était estimée à 913.089 personnes en 2017. Néanmoins on estime que ce cancer tue en moyenne 12.000 personnes chaque année en France.
Adénocarcinome in situ
Ces tumeurs prennent naissance dans les cellules glandulaires, c'est-à-dire dans la glande mammaire. Elles peuvent se former dans les canaux galactophores ou dans les lobules mammaires (glandes qui produisent le lait). Ce type de cancer voit des tumeurs se former dans ces zones sans qu'elles ne se propagent dans d'autres parties du sein.

Adénocarcinome infiltrant
Pour ce type de cancer infiltrant, les cellules cancéreuses prennent forme, pour une très grande majorité des cas, dans les canaux galactophores. Les cancers infiltrants lobulaires sont plus rares.
Les cellules cancéreuses se propagent vers les ganglions lymphatiques mais aussi vers d'autres parties du corps, comme les aisselles par exemple.
Autres formes rares du cancer du sein
Le carcinome médullaire : ce type de cancer représente 1% des cancers du sein infiltrants. Très souvent, les médecins suspectent une forme génétique. La majorité des patientes atteintes de ce cancer ont moins de 50 ans. Son pronostic est souvent bien plus favorable que le carcinome canalaire infiltrant.
Le carcinome mucineux : il rassemble 2% des cancers du sein infiltrants. Souvent, il se développe chez les femmes âgées de 60 à 70 ans. Lui aussi a, globalement, un pronostic plus favorable que les autres cancers du sein infiltrants. Par ailleurs, ce carcinome diffère des autres puisque les cellules cancéreuses produisent du mucus.
Le carcinome tubuleux : toujours aussi peu commun, il représente entre 1 et 2% des cancers du sein infiltrants. De petite taille, ces cellules cancéreuses ne se propagent que très peu dans les ganglions lymphatiques des aisselles. Dans la majorité des cas, les femmes de plus de 55 ans atteintes de cancer sont touchées par ce type de carcinome.
Le carcinome papillaire : il ne rassemble pas plus de 1 à 2% des cancers du sein. Infiltrant ou in situ, ce type de carcinome se manifeste chez les femmes âgées. Il se caractérise par une croissance lente et un meilleur pronostic que les autres cancers du sein infiltrants.
![En 2023 en France, on compte plus de 61.000 cas de cancer du sein. (image d'illustration) [ Louis Reed/Unsplash]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/louis-reed-pwckf7l4-no-unsplash-taille1200_665dabaf25678.jpg?itok=A6SmX3Dq)