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Ces exercices permettraient de réduire le risque de développer huit maladies, selon une étude

La proportion d'activité physique pratiquée à une intensité vigoureuse joue un rôle déterminant. [© Adobe]

Et si l’intensité de l’exercice comptait autant, voire plus, que sa durée ? Selon une étude récente, intégrer une petite part d’activité physique intense dans son quotidien pourrait réduire significativement le risque de développer jusqu’à huit maladies chroniques, du diabète à la démence. 

Et si tous les exercices ne se valaient pas ? Si l’activité physique est largement reconnue pour ses bienfaits sur la santé, une récente étude relatée par CNN montre que certains types d’efforts pourraient être plus efficaces que d’autres.

Privilégier l’intensité à la durée 

Un facteur pourrait faire la différence : l’intensité de l’activité physique. Selon une étude publiée dans l’European Heart Journal, même une faible quantité d’activité physique intense pourrait réduire le risque de huit maladies chroniques. Ces résultats soulèvent des questions sur l'importance de l'intensité du sport, et sur la manière dont chacun peut intégrer des séances d'exercice plus intenses dans son quotidien. 

Selon la médecin urgentiste Leana Wen, également professeure agrégée clinique à l'université George Washington, cette étude a analysé le lien entre l’intensité de l’activité physique et le risque de développer plusieurs maladies chroniques, comme les maladies cardiovasculaires, le diabète ou encore la démence.

Il en ressort que les activités sportives de type cardio sont les plus conseillées : courir, faire du vélo, nager comptent parmi les plus connues, «mais cela dépend aussi de la condition physique de base de chacun, ajoute Leana Wen. Ainsi monter des escaliers rapidement ou marcher vite au quotidien» sont de bonnes solutions. «De courts efforts au quotidien peuvent aussi être considérés comme de l'activité physique intense s'ils augmentent votre rythme cardiaque et vous essoufflent», précise-t-elle.

Une étude menée à grande échelle

Les chercheurs ont analysé les données de deux grands groupes issus de la UK Biobank. Il s’agit d’une étude de santé à long terme menée au Royaume-Uni, qui recueille des informations médicales, ainsi que sur le mode de vie de centaines de milliers de participants.

Un premier groupe de 96.000 personnes portait des bracelets connectés mesurant leur activité physique, tandis qu’un second reposait sur des données de plus de 375.000 participants qui ont déclaré eux-mêmes leur niveau d'activité.

Les chercheurs ont suivi les participants pendant neuf ans et ont examiné l'évolution de huit pathologies. Les accidents cardiovasculaires majeurs, la fibrillation auriculaire, le diabète de type 2, les maladies inflammatoires d'origine immunitaire, la stéatose hépatique, les maladies respiratoires chroniques, les maladies rénales chroniques et la démence, ainsi que la mortalité globale.

Des bénéfices concrets sur la santé

La principale conclusion à retenir, c’est que la proportion d'activité physique pratiquée à une intensité vigoureuse joue un rôle déterminant. Les personnes, dont plus de 4 % de l’activité physique était d’intensité vigoureuse, présentaient des risques nettement plus faibles. Elles étaient moins susceptibles de développer ces pathologies que celles ne pratiquant aucune activité physique intense. Les résultats sont frappants. 

Une baisse significative des risques de maladies : 

Une réduction de 63 % du risque de démence, 

Une réduction de 60 % du risque de diabète de type 2,

Une réduction de 48 % du risque de stéatose hépatique,

Une réduction de 44 % du risque de maladie respiratoire chronique,

Une réduction de 41 % du risque de maladie rénale chronique,

Une réduction de 39 % du risque de maladies inflammatoires d’origine immunitaire,

Une réduction de 31 % du risque d'événements cardiovasculaires majeurs,

Une réduction de 29 % du risque de fibrillation auriculaire,

Une réduction de 46 % du risque de décès, toutes causes confondues.

Il est important de noter que même les personnes déjà très actives continuaient de tirer des bénéfices en augmentant la part d’exercice intense. À l’inverse, les plus sédentaires profitaient également de l’ajout d’efforts plus soutenus dans leur quotidien. Des résultats qui pourraient bien changer la manière de faire du sport pour préserver sa santé.

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