Selon une récente étude menée en Suède, le Covid long pourrait provoquer des maladies cardiovasculaires. Voici pourquoi.
Un risque de plus. En Suède, une étude a été réalisée sur plusieurs patients souffrant de Covid long et a permis de découvrir qu’il pouvait fragiliser le cœur de ces derniers.
Si les personnes touchées par le Covid-19 se rétablissent en quelques semaines, chez certains patients les symptômes persistent jusqu’à plusieurs mois. Cette forme du virus est donc appelée «Covid long».
Ce dernier est notamment associé à la fatigue, à des troubles de la concentration, à l’essoufflement et selon cette étude, à des problèmes cardiaques.
Pour réaliser cette étude, les chercheurs se sont basés sur les données médicales de plus de 1,2 million de personnes adultes vivant à Stockholm, en Suède, et plus particulièrement sur les 9.000 d’entre elles qui ont reçu un diagnostic de Covid long.
Des chiffres inquiétants
Un suivi des patients a été réalisé pendant quatre ans. Les données récoltées liées à des maladies cardiovasculaires ont ensuite été comparées à des profils de patients n’ayant pas souffert de Covid long.
C’est donc ce comparatif qui a permis de découvrir que les maladies cardiovasculaires étaient plus fréquentes chez les personnes atteintes de Covid long. En effet, chez les femmes, 18% ont présenté un événement cardiovasculaire, contre 8% chez les femmes sans Covid long. Du côté des hommes, les chiffres sont de 21% contre 11%.
À noter que ces risques accrus n’ont été observés que chez des patients qui n’avaient jamais été hospitalisés lors de leur infection au Covid-19.
Comment le Covid long pourrait-il toucher le cœur ?
Dès lors que ces chiffres sont tombés, les chercheurs ont essayé de comprendre comment le Covid long pouvait impacter le cœur des patients concernés.
Selon l’étude, il existe plusieurs hypothèses. La première est que le virus puisse affecter la paroi des vaisseaux sanguins, entraînant ainsi des dysfonctionnement, des inflammations ou encore des modifications du système immunitaire.
Quant au rythme cardiaque, il pourrait être perturbé par les conséquences du Covid long sur le système nerveux autonome, à savoir les mécanismes automatiques qui gèrent la pression artérielle.
Enfin, la dernière hypothèse suggère que le Covid long ne provoque pas ces problèmes cardiaques mais plutôt qu’il les révèle. Il est donc possible que ces affections soient déjà présentes mais qu’elles n’étaient tout simplement pas encore diagnostiquées chez le patient concerné.