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Le commerce d’animaux sauvages fait monter en flèche les risques de transmission de virus à l’homme

Vendus comme animaux de compagnie, des chiens de prairie contaminés par le virus de la variole du singe, avaient transmis le virus à leurs propriétaires aux Etats-Unis. [©Mike Roemer/Getty Images via AFP]

Le commerce d'animaux sauvages augmente les risques de transmission de virus à l'homme, selon une étude parue dans Science le 9 avril.

Prenez garde aux animaux sauvages issus de trafic. Selon une étude parue dans Science le 9 avril 2026, le trafic d'animaux sauvages, qu'il soit légal ou non, augmenterait le risque de transmission d'un pathogène à l'homme (virus, bactérie, champignon ou parasite, ndlr). Une situation qui s'est déjà illustrée à plusieurs reprises, notamment en 2003 dans six États du Midwest aux États-Unis

Des chiens de prairie, vendus comme animaux de compagnie dans des animaleries, avaient été en contact avec plusieurs espèces, dont deux rats de Gambie importés du Ghana. Contaminés par le virus de la variole du singe, les chiens avaient transmis le virus à leurs propriétaires. 71 cas humains avaient été détectés.

La durée du trafic, une donnée importante

Pour parvenir à un tel résultat, les scientifiques se sont basés sur les données commerciales relatives aux espèces sauvages sur près de 40 ans, soit de 1980 jusqu'à 2019. «Parmi 2.079 espèces de mammifères sauvages commercialisées, 41% partageaient au moins un pathogène avec l'humain, contre 6,4 % pour les mammifères non commercialisés», a confirmé l'étude.

Le commerce, qu'il soit légal ou illégal, augmente ces risques. Toutefois, il est plus ou moins fort : «Les espèces faisant l'objet d'un commerce illégal partagent davantage de pathogènes avec l'humain que celles commercialisées uniquement légalement.»

La durée du commerce serait également un facteur décisif dans la transmission de virus à l'homme. En moyenne, une espèce de mammifère sauvage transmettrait un pathogène supplémentaire à l'homme tous les 10 ans de présence dans le commerce mondial d'espèces sauvages.

Une étude qui pourrait expliquer l'origine du Covid-19. Plusieurs espèces d'animaux étaient présentes fin 2019 sur le marché de Huanan à Wuhan, épicentre de la pandémie. Longtemps accusé d'être à l'origine du Covid, le pangolin avait été innocenté en 2024 par une enquête du CNRS, accusant deux autres animaux.

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