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«La vie ne nécessite pas forcément un soleil» : des lunes errantes pourraient abriter la vie depuis des milliards d’années, selon ce scientifique

Dans certains cas, au cours de la formation de planètes, des étoiles expulsent des mondes voisins hors de leurs systèmes solaires. [© Image d'illustration Adobe Stock]

Grâce à leur chaleur interne et à une forte teneur atmosphérique en hydrogène, des lunes issues de planètes errantes pourraient abriter la vie. Selon plusieurs scientifiques, ces satellites naturels pourraient être habitables. 

Une découverte historique. Selon une étude publiée dans la revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, plusieurs lunes de planètes errantes pourraient abriter la vie et conserver des océans liquides durant plusieurs milliards d'années. 

Les planètes errantes sont des objets indépendants, elles ne gravitent autour d'aucune étoile. Grâce à ces éjectées du système solaire sont créées des lunes qui restent en orbite. 

Des scientifiques de l'université Ludwig-Maximilian et de l'Institut Max-Planck de physique extraterrestre (MPE), tous deux situés à Munich (Allemagne), ont découvert que les lunes des planètes errantes pourraient abriter des océans d'eau liquide «jusqu'à 4,3 milliards d'années.»

La température sur ces lunes serait suffisamment élevée pour que la vie puisse s'y développer et y évoluer sur des périodes extrêmement longues. En partie grâce aux atmosphères denses d'hydrogène et au chauffage par effet de marée. 

Des «planètes errantes»

Dans certains cas, au cours de la formation de planètes, des étoiles expulsent des mondes voisins hors de leurs systèmes solaires. Ces orphelins deviennent des «planètes errantes». 

Ces planètes errantes se retrouvent avec des orbites instables ou «allongées.» Ces déformations répétées créent de la chaleur par friction, ce qui va engendrer «un réchauffement par effet de marée.» Cette chaleur pourrait être suffisante pour empêcher les océans de geler complètement. 

«Sous une pression extrêmement élevée, les collisions entre les molécules d'hydrogène créent des interactions moléculaires temporaires capables d'absorber et de piéger le rayonnement thermique», affirment-ils dans leur rapport.

Ces nouvelles avancées pourrait nous éclairer sur l'apparition de la vie sur Terre : «Le berceau de la vie ne nécessite pas forcément un soleil. Nous avons découvert un lien évident entre ces lunes lointaines et la Terre primitive, où de fortes concentrations d'hydrogène, dues aux impacts d'astéroïdes, auraient pu créer les conditions propices à l'apparition de la vie», déclare David Dahlbüdding, principal auteur. 

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