GP de Monaco: la nouvelle F1 débarque en Principauté

La monoplace Mercedes-AMG pilotée par le Britannique Lewis Hamilton, suivie par son coéquipier Nico Rosberg au GP d'Espagne, sur le circuit de Montmelo, près de Barcelone, le 11 mai 2014 [Tom Gandolfini / AFP/Archives] La monoplace Mercedes-AMG pilotée par le Britannique Lewis Hamilton, suivie par son coéquipier Nico Rosberg au GP d'Espagne, sur le circuit de Montmelo, près de Barcelone, le 11 mai 2014 [Tom Gandolfini / AFP/Archives]

La nouvelle Formule 1, plus politiquement correcte car moins bruyante et plus économe en carburant, débarque cette semaine en Principauté pour un 72e Grand Prix de Monaco qui devrait être dominé par l'écurie Mercedes-AMG, victorieuse des cinq premières manches de 2014.

C'est le premier grand test de popularité de la F1 hybride, avec ses nouveaux moteurs V6 turbo à récupération d'énergie (au freinage et à l'échappement), dans la grande caisse de résonance qu'offre le GP le plus "glamour" de la saison, organisé depuis 1929 dans les rues de la cité-Etat, sur les bords de la Méditerranée.

"C'est une question de goût, résume Jean Todt, le président de la Fédération internationale de l'automobile (FIA), au sujet de la polémique sur les nouveaux moteurs de F1. Le nouveau bruit ne me pose pas de problème, mais je dois prendre en compte le fait que beaucoup de gens veulent plus de bruit. Et que ceux qui se plaignent font plus de bruit que ceux qui ne se plaignent pas..."

Après le GP d'Espagne à Barcelone, remporté comme les quatre précédents par une Flèche d'Argent, deux jours d'essais ont occupé le Circuit de Catalogne, et Mercedes y a testé une sorte de mégaphone qui a fait le bonheur des réseaux sociaux et des caricaturistes. Pas très concluant, de l'avis même de Nico Rosberg, le pilote de la marque à l'étoile, vainqueur l'an dernier à Monaco.

"Il ne faut quand même pas oublier que si on fait plus de bruit, c'est qu'on gaspille de l'énergie", a opportunément rappelé Robert Fernley, le Team Principal adjoint de Force India. Ce Britannique plein de bon sens fait partie de ceux qui, comme Rob White, directeur technique de Renault Sport F1, pensent que la F1 doit évoluer et que l'essentiel c'est la bagarre sur la piste, sur fond de technologie plus proche de la série.

"Croyez-moi, dans quelques mois, plus personne ne parlera du bruit. On aura trouvé autre chose...", avance Todt, qui en connaît un rayon sur les courses de voitures. Déjà, au tiers de la saison, d'autres sujets commencent à agiter le paddock, comme par exemple la prochaine destination de Fernando Alonso, le double champion du monde espagnol, s'il quittait Ferrari fin 2014.

- Red Bull veut gâcher la fête de Mercedes -

D'après "Radio Paddock", Honda, qui va faire son retour en 2015, veut à tout prix Alonso dans une McLaren, mais Ron Dennis résiste, car il se souvient trop bien de la saison 2007 où l'Espagnol n'avait pas supporté d'être traité d'égal à égal avec Lewis Hamilton, puis avait claqué la porte.

Le pilote allemand Sebastian Vettel au volant de sa Red Bull au Grand Prix d'Espagne, le 11 mai 2014 sur le circuit de Montmelo en Catalogne [ / AFP/Archives]
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Le pilote allemand Sebastian Vettel au volant de sa Red Bull au Grand Prix d'Espagne, le 11 mai 2014 sur le circuit de Montmelo en Catalogne

Autre rumeur du moment, Romain Grosjean "intéresse deux écuries", selon le Team Principal de Lotus, Gérard Lopez. Le Franco-Suisse, qui vient de marquer ses premiers points de la saison en Espagne, aura l'occasion de faire grimper sa cote cette semaine, sur un circuit où aucun Français n'a plus gagné depuis Olivier Panis, en 1996.

Ca commence à rouler jeudi, en essais libres, et ça va donc durer un jour de plus que sur un GP "normal". De quoi ravir les réseaux sociaux alors que se termine le Festival de Cannes, et que les vedettes de toutes sortes vont, comme chaque année, affluer en Principauté.

Elles vont assister à un GP, dont le scénario semble écrit d'avance, avec comme têtes d'affiche Hamilton et Rosberg, les pilotes Mercedes, comme seconds rôles les pilotes Red Bull, Sebastian Vettel et Daniel Ricciardo, comme figurants les pilotes Ferrari, Fernando Alonso et Kimi Räikkönen.

C'est le seul véritable élément de suspense de ce week-end à haut risque, au pays des flûtes à champagne, des carnets de chèques et des talons aiguille: les Red Bull RB10 en net progrès, comme leurs moteurs Renault, vont-elles enfin enrayer la marche triomphale des Mercedes W05?

La bataille des qualifications, samedi à 14h00, sera déterminante pour le déroulement des 78 tours de course dans les rues de la Principauté, plus encore que sur les autres GP en circuit. Moteur!

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