Le Sud-Africain Kevin Anderson, du haut de ses 203 cm, n'est plus qu'à une victoire d'un improbable sacre en Grand Chelem après sa qualification vendredi pour la finale de l'US Open.
Anderson a mis fin au parcours d'un autre invité-surprise dans le dernier carré du tournoi new-yorkais, l'Espagnol Pablo Carreno Busta, 19e mondial, qu'il a submergé en quatre sets 4-6, 7-5, 6-3, 6-4.
En finale, il sera opposé au numéro un mondial, Rafael Nadal, en quête d'un seizième titre en Grand Chelem, un troisième à New York après 2010 et 2013.
Une certaine expérience
Bien que relativement méconnu, Kevin Anderson n’est plus tout jeune. À 31 ans, il est membre du circuit professionnel depuis 2007. Le natif de Johannesburg (Afrique du Sud) a connu son meilleur classement en 2015, avec une dixième place ATP.
Par la suite, une série de blessures (genou, épaule, cheville) a freiné sa progression, le faisant reculer jusqu’à la 80e place mondiale après une année noire, en 2016.
Un maigre palmarès
Malgré ses dix années passées sur le circuit, Kevin Anderson n’a que trois tournois à son palmarès. Sa dernière victoire sur le circuit ATP remonte à 2015, avec le gain du Winston-Salem Open, aux Etats-Unis. Son année 2017, synonyme de résurrection pour cet ancien grand blessé, l’a vu disputer une finale au tournoi de Washington, et un quart de finale au Masters 1000 de Montréal.
En ce qui concerne les tournois du Grand Chelem, avant cet US Open, Anderson n’avait jamais passé les quarts de finale, atteints une fois dans sa carrière, en 2015, déjà sur les courts de Flushing Meadows. Cette année, il a réalisé une campagne convaincante sur les tournois du Grand Chelem, atteignant notamment les huitièmes de finale à Roland-Garros et à Wimbledon).
Déjà des records
Kevin Anderson est déjà dans l’histoire. En battant l'Espagnol Pablo Carreno Busta en demi-finale, il est devenu le premier joueur de plus de deux mètres à atteindre une finale d’un Grand Chelem. Une arme dont il sait disposer, preuve en est avec les 22 aces réalisés lors de cette demi-finale.
De même, du haut de sa 32eme place mondiale, il est le tennisman le moins bien classé de l’histoire à rallier la finale de l’US Open.
Un lien fort avec les Etats-Unis
Résidant en Floride depuis quelques années, Kevin Anderson est lié depuis longtemps avec les Etats-Unis. C’est là qu’il a parfait sa formation de tennisman, dès l’âge de 18 ans sur les courts de l’université de Floride. Il a ainsi été titré trois fois en simple et deux fois en double dans le Championnat universitaire américain (NCAA), avant de passer pro en 2007.
C’est également sur ce campus qu’il a rencontré sa future femme, Kelsey O’Neal, membre de l’équipe de golf de l’université et qui gère désormais la carrière de son mari.
Très soutenu en Afrique du Sud
Kevin Anderson est le premier Sud-Africain en finale à Flushing Meadows depuis 1965 et Cliff Drysdale. Sa performance ne passe donc pas inaperçue en Afrique du Sud.
Depuis quelques jours, le natif de Johannesburg reçoit de nombreux soutiens de marque, comme il l’a lui-même raconté : «Je n'ai jamais ressenti ça avant, mais là, je perçois que j'ai tout le pays derrière moi. J'ai vu des messages de soutien d'Ernie Els et Louis Oosthuizen, deux grands golfeurs que j'avais rencontrés en Floride (où il réside à Delray Beach)».
Gongratulations @KAndersonATP @CA_Schwartzelpic.twitter.com/NQOnafPvxe
— Louis Oosthuizen (@Louis57TM) 9 septembre 2017
Great going @KAndersonATP!! Proud of you!
— Ernie Els (@TheBig_Easy) 9 septembre 2017
![Le Sud-Africain Kevin Anderson après sa victoire en demi-finale de l'US Open, vendredi 8 septembre 2017 à New York [TIMOTHY A. CLARY / AFP] Le Sud-Africain Kevin Anderson après sa victoire en demi-finale de l'US Open, vendredi 8 septembre 2017 à New York [TIMOTHY A. CLARY / AFP]](http://static.cnewsmatin.fr/sites/default/files/styles/image_200_112/public/426e16a7f7378e64a20ddb56c73d410bbf1bf2b8.jpg?itok=1Tl_jJEo)