Un sentiment de colère, par Pierre Ménès

Antoine Girezmann a été encore une fois été décevant.[AFP]

Comment ne pas éprouver un sentiment de colère après la bouillie de football proposée, ce mardi, par l’équipe de France ? Surtout avec les joueurs qui composent cette équipe.

Mais faut-il s’en étonner quand Didier Deschamps décide de jouer avec N’Golo Kanté et Steven Nzonzi, deux sentinelles vraiment basses et qui prennent peu de risques avec le ballon, pour affronter une formation danoise qui va bétonner pendant 90 minutes ?

A l’arrivée, les attaquants n’ont pas été servis et ont encore été obligés de se débrouiller seuls. Cette pauvreté technique au milieu de terrain est la triste constante des trois premières rencontres des Bleus dans cette Coupe du monde. Et le cœur des problèmes de ces Tricolores si ennuyeux.

Et puis, mis à part Presnel Kimpembe, les joueurs qui jouaient gros dans ce match, que ce soit Djibril Sidibé, Thomas Lemar ou Ousmane Dembélé, se sont loupés. Lemar a été transparent, Dembélé n’a pas passé un dribble et Sidibé a été d’une imprécision incroyable.

L’autre gros problème concerne le niveau d’Antoine Griezmann, tout simplement catastrophique. Et en vingt minutes, Nabil Fekir a été beaucoup plus dangereux et inventif que l’attaquant de l’Atlético Madrid. Au final, le Lyonnais ne devrait-il pas être titulaire pour le huitième de finale à la place de Griezmann ? Même s’il n’y a aucune chance que Didier Deschamps décide de titulariser Fekir, la question mérite d’être posée à l’issue de ce match absolument sinistre.

Toujours est-il qu’avant le Mondial, j’avais dit que les Bleus étaient dans un groupe en bois. Cela s’est confirmé et une équipe de France en carton a suffi pour se qualifier et finir en tête. Mais cela ne suffira pas en huitièmes de finale.

Evidemment, il ne faut jamais insulter l’avenir. Si on se souvient de la Coupe du monde 2006, les Bleus avaient réalisé un premier tour effroyable avant d’atteindre la finale. Et les matchs à élimination directe ne donnent pas les mêmes rencontres et résultats. Mais il n’y a, pour l’instant, aucune raison d’espérer. 

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