Coupe du monde 2018 : l'équipe de France à quitte ou double face à l'Argentine

Les Bleus ont rendez-vous avec les Argentins en huitièmes de finale. Les Bleus ont rendez-vous avec les Argentins en huitièmes de finale. [Icon Sport]

Un défi de taille attend les coéquipiers d'Antoine Griezmann, samedi, qui doivent se sublimer contre l’Albiceleste d’un certain Lionel Messi.

C’est un nouveau tournoi qui commence par le début des huitièmes de finale. Des matchs à élimination directe qui ne laissent pas la place au moindre faux pas sous peine de rentrer direc­tement à la maison. Et, c’est l’équipe de France qu’aura l’honneur, ce samedi, ­d’ouvrir le bal. Dans sa quête de sommet et sa volonté d’aller décrocher une deuxième étoile, elle aura une première montagne à gravir avec l’Argentine, double championne du monde (1978, 1986) et finaliste il y a quatre ans au Brésil.

La menace du quintuple Ballon d’or

Cette Albiceleste sera guidée par son prodige Lionel Messi. De par son génie, le quintuple Ballon d’or peut décider du sort d’un match à lui tout seul et ­emmener dans son sillage une équipe d’Argentine loin d’être étincelante ­depuis plusieurs mois, et dont la présence à ce stade de la compétition tient presque du miracle. «C’est très compliqué de l’arrêter. Il a des qualités hors norme, a confié Samuel Umtiti, qui le ­côtoie au quotidien à Barcelone. On va essayer de l’arrêter comme on peut.»

La tâche ne s’annonce pas aisée pour des Bleus qui n’ont, pour l’instant, pas soulevé l’enthousiasme et, qui sont dans l’obligation de se sublimer pour ne pas rentrer prématurément en France. Les protégés de Didier Deschamps ont assuré l’essentiel avec un premier tour terminé en tête de leur groupe. Mais cette première place a été acquise au terme de trois ren­contres d’une piètre qualité et d’un ­niveau de jeu soporifique, comme face au ­Danemark. La faute en grande partie à une animation offensive au point mort avec trois petits buts inscrits, dont un ­penalty et un autre contre son camp.

«On est évidemment perfectible, mais tout le monde a des difficultés», a tenu à rappeler Deschamps. Ces diffi­cultés à créer du jeu et à se montrer dangereux ont été incarnées par un ­Antoine Griezmann à côté de ses crampons. Le réveil de l’attaquant de l’Atlético Madrid est vivement attendu pour secouer une attaque endormie. Il faut espérer qu’il connaîtra le même sursaut qu’à l’Euro 2016, où, après une entame compliquée, il avait été élu meilleur joueur et fini meilleur buteur. «On a une grosse confiance en lui, a assuré Steve Mandanda. […] Je sais très bien qu’à un moment donné, il va faire cette différence qui va nous permettre de passer.»

L’exemple de 2006

Mais Hugo Lloris et ses coéquipiers ont aussi des arguments à faire valoir. A commencer par une défense, qui a ­affiché une solidité, avec seulement un seul but concédé, qui plus est sur penalty. Cette équipe de France reste par ailleurs composée de joueurs évoluant dans les plus grands clubs ­européens, qui abordent ce rendez-vous sans complexe.

«On n’a pas peur. On a une équipe de qualité, même si ça n’a pas été parfait sur la phase de groupes. On sait qu’on peut être meilleurs», a lancé Umtiti. Enfin, la ­vérité du premier tour n’est pas toujours celle de la phase finale. La France en sait quelque chose. En 2006, elle avait eu toutes les peines à sortir de sa poule avant d’aller jusqu’en finale, éliminant l’Espagne, le Brésil et le ­Portugal pour buter sur l’Italie. L’histoire va-t-elle se répéter avec cette fois le titre au bout ? Début de réponse samedi en fin d’après-midi. 

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