Mondial de hand : les Bleues au bord de l’élimination

Le sélectionneur de l'équipe de France de handball Olivier Krumbholz donne des instructions à ses joueuses, le 4 décembre 2018 à Nancy [JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP/Archives] Le sélectionneur de l'équipe de France de handball Olivier Krumbholz donne des instructions à ses joueuses, le 4 décembre 2018 à Nancy [JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP/Archives]

Rien ne va plus. L'équipe de France est en plein doute au Mondial féminin de handball, après leur deuxième contre-performance d'affilée, un match nul contre le Brésil (19-19), dimanche, au Japon.

Battues la veille par la Corée du Sud (29-27) dès leur entrée en lice, les championnes du monde et d'Europe devaient réagir face aux Brésiliennes. Mais elles ne sont pas parvenues à prendre le dessus dans cette rencontre et peuvent même remercier leur gardienne Amandine Leynaud, auteure de 12 arrêts dans cette rencontre.

«Il y a un petit malaise. Ce n'est pas facile car les joueuses sont pleines de bonne volonté, mais elles n'ont pas trouvé la clef. On ne se l'explique pas. On a beau travailler, discuter, essayer de les encourager, notre jeu se délite dès qu'il y a des problèmes, a constaté le sélectionneur Olivier Krumbholz. On se croirait ramené sept ou huit ans en arrière!»

Désormais, ses joueuses sont dos au mur et elles n'ont plus le droit à l'erreur lors des trois prochains matchs de ce Mondial 2019. Celui de mardi contre la très faible Australie ne devrait pas poser de difficultés mais tout se jouera contre l'Allemagne et le Danemark, les deux adversaires les plus forts de la poule, jeudi et vendredi.

Il faudra probablement l'emporter au moins une fois pour éviter une inimaginable sortie de route dès la première phase, et deux fois pour conserver de bonnes chances d'accéder au dernier carré après la deuxième phase de poules.

Mais pour y parvenir, il faudra faire évoluer le jeu. Brillantes lors des triomphes du Mondial 2017 et de l'Euro 2018, les Tricolores, privées de Laura Glauser et Siraba Dembélé,  sont pour le moment redevenues une équipe quelconque. «Je sors frustrée, a confié Grâce Zaadi. On peut ne pas produire un beau jeu mais le défi combatif on doit le relever. C'est l'identité de l'équipe de France d'être des joueuses orgueilleuses. Là on n'a pas fait preuve de caractère. C'est ce qui me rend triste».

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