Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Zarah Fairn : palmarès, danse, boxe… tout savoir sur la combattante française de l’UFC

Zarah Fairn est entrée à l'UFC en 2019. [ASANKA BRENDON RATNAYAKE / AFP]

Zarah Fairn sera l’un des neuf visages français en lice ce samedi 2 septembre à l’UFC Paris. Si elle est la plus ancienne présente dans la ligue américaine MMA, elle est sûrement la moins connue du grand public.

Zarah Fairn Dos Santos. Peu de nouveaux fans de MMA la connaissent. Et pourtant, la combattante française, qui sera en lice ce samedi à l’UFC Paris à l’Accor Arena, fait partie des historiques. Opposée à la Portugaise Jacqueline Cavalcanti, elle est la première Française à avoir fait son entrée dans la prestigieuse ligue américaine en 2019.

Et à Paris, devant son public, la native de Salvador de Bahia (Brésil) va tenter de décrocher une première victoire dans la prestigieuse organisation après trois défaites (Megan Anderson, Felicia Spencer et Josiane Nunes). Une anomalie pour celle qui est souvent moquée mais qui n’en est pas moins talentueuse pour autant.

Danseuse pour MC Solaar

Celle qui a commencé par la boxe anglaise au Brésil à 12 ans, en suivant son père marocain pugiliste, pour ensuite enchaîner en faisant du basket avec son frère professionnel avant de décourvrir le MMA à Lyon, est dotée d’une très grande force de frappe qu’elle n’a malheureusement pas pu mettre en pratique lors de ses combats dans l’octogone de l’UFC. Mais à 36 ans, elle se voit offrir une nouvelle chance.

«Je suis prête, a-t-elle affirmé ce mercredi lors de sa conférence de presse avant l’UFC Paris. J’ai fait un super camp d’entraînement en Suède avec notamment Khamzat Chimaev. J’ai beaucoup travaillé ma lutte. C’est une nouvelle histoire pour moi. J’ai une bonne pression. Oui, j’ai eu beaucoup de critiques mais j’ai la reconnaissance de mon métier et c’est déjà très bien.»

Gagner en reconnaissance, c’est un peu le quotidien de Zarah depuis toujours. Titulaire d'une maîtrise en éducation sociale et sport ainsi que d'une licence en droit du sport, elle a toujours dû prouver. Que ce soit à ses parents ou en dehors, qu’elle était capable. Alors qu’elle partait pour du basket, elle s’est lancée dans la danse en secret. Elle a signé avec Mia Frye, Kamel Ouali, MC Solaar ou encore Assia, Ophélie Winter et Lorie.

Mais le combat la rattrape et elle ouvre une salle de MMA. Elle combat en boxe avant d’ouvrir la porte de l'octogone. Elle enchaînera avec un bilan de 6 victoires pour deux défaites et Dana White lui ouvrira la porte de l’UFC en 2019. Malheureusement, elle en est à trois défaites consécutives. Peu importe, elle est fière d’en être là. Fière d'avoir ouvert une voie. «Mon premier objectif, c’était de faire reconnaitre les femmes dans le MMA et l’UFC, explique-t-elle. Je suis fière de ce que j’ai accompli parce que c’est peut-être grâce à ce que j’ai fait qu’il y a des femmes françaises désormais à l’UFC. Ça a fait partie d’un grand combat pour moi.»

Elle a d’ailleurs un mot pour sa compatriote Manon Fiorot, qui sera opposée à Rose Namajunas à Paris, et qui est dans les petits papiers pour un futur titre. «Manon a déjà montré la suite des possibilités qu’on peut s’approcher de la victoire. Son histoire est incroyable, détaille Zarah Fairn. Si j’ai pu être la première Française à l’UFC et que Manon devient la première championne française de l’UFC, je serai hyper fière.»

Plongez dans l'univers des sports de combat avec L'Arène Podcast

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités