Le parquet général de Coblence en Allemagne, a ouvert une enquête à l'encontre du footballeur de Mayence Anwar El Ghazi, après ses messages à propos du conflit Israël-Hamas, a annoncé l'instance ce vendredi 3 novembre.
Considérés comme un «trouble à l'ordre public». A la suite de messages de soutien à Gaza dans le contexte du conflit Israël-Hamas, le joueur de Mayence Anwar El Ghazi, fait l’objet d’une enquête ouverte par le parquet général de Coblence en Allemagne, d’après une annonce de l’instance ce vendredi.
La justice allemande soupçonne l'international néerlandais Anwar El Ghazi de «trouble à l'ordre public par l'approbation de délits en lien avec un discours haineux», a expliqué le parquet de Coblence à l'agence de presse sportive allemande SID, filiale de l'AFP. Le club de Mayence a également annoncé dans la foulée le licenciement du joueur.
Mainz 05 beendet Vertragsverhältnis mit Anwar El Ghazi.
— 1. FSV Mainz 05 (@1FSVMainz05) November 3, 2023
Zur Meldung:
Dans un message sur son compte Instagram le 17 octobre, Anwar El Ghazi avait apporté son soutien aux Palestiniens, terminant son message par la formule «Du fleuve à la mer, la Palestine sera libre», slogan vu par certains comme un appel à la destruction d'Israël, par d'autres comme un appel à une égalité des droits entre Palestiniens et Israéliens.
«Je ne regrette pas»
Il a été suspendu par son club de Mayence, qui s'était dit prêt à le réintégrer, assurant que le joueur s'était, au cours de plusieurs entretiens avec la direction du club, «distancié de son message publié sur son compte Instagram (le 17 octobre), qu'il avait lui-même supprimé quelques minutes plus tard».
Mais Anwar El Ghazi a tenu à préciser sa position mercredi sur Instagram. «Je ne regrette pas, ou je n'ai pas de remords concernant ma position. Je ne me distancie pas de ce que j'ai dit ou de ce que je soutiens, aujourd'hui et jusqu'à mon dernier souffle, pour l'humanité et les opprimés». Mayence a pris connaissance de ce communiqué avec «surprise et incompréhension». Le club «étudie les faits juridiquement» et les «évaluera ensuite».