En 1900, les spectateurs se rendant à Paris pour assister à la tenue des Jeux olympiques et de l'Exposition universelle ont assisté à une modification en profondeur de la capitale avec, notamment, la création du métro.
Les Jeux de Paris 1900 devaient confirmer l'émergence du label olympique naissant, mais, organisés dans le cadre imposant de l'Exposition universelle, ils furent englobés dans des «concours internationaux d'exercices physiques et de sports».
Président du Comité olympique international depuis sa création en 1894, Pierre de Coubertin rêvait d'organiser, quatre ans après une première olympiade réussie à Athènes, la seconde édition des Jeux modernes en France. Malheureusement pour lui, il n'avait pas fait le poids face au projet porté par Alfred Picard, commissaire général de l'Exposition, qui imposait son propre programme.
En 1900, les visiteurs se souvenaient encore de la précédente Exposition universelle dans la capitale en 1889, marquée par l'inauguration de la tour Eiffel. Pour cette cinquième édition organisée à Paris, 83.047 personnes exposaient, dont 38.253 français. Ils venaient de 40 pays différents.
Découverte du cinéma des frères lumières
Lors de cette édition 1900, ils allaient découvrir le cinéma des Frères lumières. Des courts films ainsi que des extraits d'opéra et de ballet seront projetés au grand public. Pour la première fois, les spectateurs allaient assister à la projection d’images avec un enregistré.
Escalier
Il était possible de se déplacer dans l’exposition en empruntant un trottoir roulant à deux vitesses (4,2 km/h ou 8,5 km/h) situé sur un viaduc à sept mètres du sol, composé de plates-formes mobiles de trois km de longueur formant une boucle. Cet engin est officiellement l’ancêtre de l’escalator.
Métro
Il faisait très chaud - 38 degrés à l'ombre - quand la première rame du métro parisien s'est élancée entre la Porte de Vincennes et la porte Maillot, le 19 juillet 1900, pour une inauguration des plus discrètes. L’inauguration devait se faire en avril de la même année, mais les travaux avaient pris du retard. Les accès aux quais furent autorisés à partir de 13 heures, au moment supposé le plus calme de la journée. Le trafic était assuré par des rames de trois voitures à caisse en bois. L’engouement sera immédiat avec 557.612 voyageurs en juillet, 1.799.686 en août, 3.185.456 en septembre.