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Cyclisme : une ex-professionnelle française condamnée à 10 mois de prison avec sursis pour dopage

Marion Sicot a quitté le cyclisme pour se concentrer au triathlon désormais. [Alain Christy / Icon Sport]

Ce mercredi 22 janvier, Marion Sicot, ancienne cycliste française, a été condamnée à dix mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Montargis (Loiret) pour dopage.

La sanction est tombée. L’ancienne cycliste française Marion Sicot, jugée pour détention et importation de produits dopants, a été condamnée à dix mois de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Montargis, ce mercredi. 

«C'est une page qui se tourne sur six ans de procédure, a réagi l'intéressée auprès de l'AFP. Le tribunal a compris ma situation et en a tenu compte. Je n'ai pas d'interdiction d'exercer une activité sportive : j'ai donc encore un avenir dans le sport et je suis déjà tournée vers les compétitions de 2025.»

La sportive, âgée de 32 ans, contrôlée positive à l'EPO en 2019 et suspendue quatre ans, a indiqué désormais souhaiter «participer à ma façon à la lutte contre le dopage», chaque fois qu'elle «en aurait l'occasion». 

«Je n'allais pas bien, je manquais beaucoup de confiance en moi (...) Pour 'performer' au haut-niveau, je suis allée à la facilité», avait déclaré Marion Sicot lors de son procès en novembre dernier notamment pour détention et importation de produits dopants.

licenciée au club de triathlon de Châteauroux 

A la barre, elle avait cette fois reconnu l'ensemble des faits de dopage révélés par les investigations menées à la suite de son contrôle, notamment différents protocoles de dopage à l'érythropoïétine, mais aussi au clenbutérol - produit destiné aux chevaux -, entre 2016 et 2019.

Celle qui est licenciée au club de triathlon de Châteauroux (Indre) et auto-entrepreneuse dans le coaching sportif, s’était approvisionnée via Internet, ou auprès d'un proche, contre des paiements compris entre 500 et 1.200 euros. 

Cet ami, ancien cycliste semi-pro également jugé, a été condamné à dix mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende. Il avait reconnu des faits d'importation, d'administration et de détention de produits dopants.

Un troisième prévenu, un médecin suspecté d'avoir établi illégalement des ordonnances aux fins de prescription d'EPO mais niant les faits, a été condamné à dix mois de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende, une peine à laquelle s'ajoute l'interdiction d'exercer l'activité de médecin généraliste pendant six mois.

Des peines de dix-huit mois de prison avec sursis, assortis d'une amende de 10.000 euros, et de dix-huit mois d'emprisonnement avec sursis accompagnés d'une amende de 20.000 euros, avec l'interdiction d'exercer l'activité de médecin pendant deux ans, avaient été respectivement requises à leur encontre.

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