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39 morts et 600 blessés : il y a 40 ans, la tragédie du stade du Heysel, lors de la finale de la Coupe d'Europe, endeuillait le monde du football

39 personnes sont décédées à la suite de ce drame humain. [© NICOLAS MAETERLINCK / BELGA / AFP]

Dans l'histoire du football, le 29 mai 1985 résonne comme l'une des dates noires. A l'occasion de la finale de la Coupe d'Europe des clubs champions, les fans des deux équipes ont été au centre d'un drame humain faisant 39 morts et quelque 600 blessés.

Une tragédie inoubliable. Sécurité insuffisante, stade inadapté, débordements hooligans... Il y a 40 ans, le sommet européen opposant la Juventus Turin à Liverpool tournait au drame, symbolisé par la mort de 39 supporters.

Pour l'ultime match de la saison 1985, la fête devait être totale entre deux des plus belles équipes de l'époque. Liverpool, vainqueur de quatre des huit précédentes coupes d'Europe et la Juventus, portée par une génération dorée et un attaquant français dénommé Michel Platini, avaient rendez-vous pour une rencontre historique en Belgique. Mais cet affrontement n'a pas marqué l'histoire du football pour des raisons sportives.

Un match d'enfants cristallise les tensions

Alors que le fléau du hooliganisme bat son plein en Angleterre, une orde de supporters de Liverpool se rend à Bruxelles pour supporter les Reds de Liverpool. Au stade du Heysel à Bruxelles, depuis renommé «Stade Roi Baudouin», 60.000 personnes étaient attendues. Dès l'avant match, la sécurité de l'événement montre de sérieuses limites en laissant entrer des milliers de supporters supplémentaires, obligeant les fans en tribune à se serrer.

Durant l'avant match, une rencontre de football entre deux clubs d'enfants de moins de 12 ans est organisée, l'une étant vêtue de rouge, comme Liverpool, et l'autre se parant de blanc, l'une des couleurs de la Juventus. Rapidement, les supporters des deux clubs ont pris parti pour une équipe et les provocations sont lancées. A l'occasion d'un but de l'équipe en blanc, les agressions sont devenues physiques : alors que les fans des deux clubs étaient séparés par un no man's land de plus de 15 mètres, certains Anglais ont réussi à s'extraire de leurs places pour envahir la tribune rivale.

D'une tribune à l'autre, ils créent une immense panique à l'origine d'un mouvement de foule funeste. Cette stratégie de violence se nomme «prise de tribune» et était une marque de fabrique des hooligans anglais, à cette époque.

Un désastre retransmis en direct sur la télévision mondiale

Les tifosis italiens se rassemblent donc à l'opposé de l'assaut anglais et cette forte concentration de personnes provoque l'effondrement d'un muret et des grilles de séparation. Face à la panique, les gens se tassent et certains, pris au piège, meurent asphyxiés, piétinés ou encore écrasés. Selon les sources, entre 450 et 600 autres sont gravement blessés.

© AFP / Dominique Faget

Les débordements ne se sont pas arrêté là : de nombreux supporters de la Juventus présents à l'opposé du stade, au niveau des tribunes D et N, ont envahi le terrain pour rejoindre leurs homologues de la tribune Z, attaqués. A quelques minutes du coup d'envoi, le chaos régnait sur le stade du Heysel. Ce spectacle catastrophique a duré de longues minutes, diffusé sur l'ensemble des télévisions mondiales, en direct.

Face au désastre, l'UEFA décide de maintenir le match, qui débuta avec quelques minutes de retard, à 21h30. Cette décision a été prise pour éviter tout mécontentement des fans sur place, qui aurait pu provoquer de nouvelles violences.

La Juventus a remporté le match sur le score de 1-0, sur une réalisation de Michel Platini et a ainsi écrit l'une des pages les plus glorieuses de son histoire. Le football, quant à lui, a subi l'un de ses drames les plus sombres.

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