Nice accueille, à partir de ce jeudi et jusqu’à dimanche, le championnat de France de para football, qui ressemblera 23 équipes venues des quatre coins de l’Hexagone.
Qui succèdera à Marcq-en-Barœul ? Sacrée l’année dernière à Arbouans (Doubs), la formation nordiste remet son titre en jeu au championnat de France de para football à 7 (joueurs), organisé de ce jeudi à dimanche, à Nice. En collaboration avec l’OGC Nice, la compétition réunit 23 équipes venues toute la France au sein du centre de formation des Aiglons et du Complexe des Francs Archers.
L’événement se veut être un véritable temps fort pour mettre en lumière et valoriser le sport adapté, sensibiliser le public mais aussi promouvoir les valeurs humaines. Le tout dans un esprit de compétition. Car toutes les équipes ne rêvent que d’une chose : être couronnée.
Parmi elles, le club de Seignosse Capbreton Soustons, très impliqué dans l’inclusion et dont la section sport adapté a vu le jour il y a tout juste quatre ans «avec pour objectif de permettre à des personnes en situation de handicap mental et/ou psychique de pratiquer leur passion dans des conditions optimales», nous a confié son responsable et entraîneur Yoann Blandie.
Et au fil des années, la section, qui fait partie intégrante d'un club important du territoire landais comptant pas moins de 750 licenciés au total, n’a cessé de grandir avec désormais 25 licenciés au sein de son effectif – «de quoi nous permettre de constituer deux équipes» - et une 2e place lors du championnat régional (Grand Sud-Ouest), qui lui a permis de décrocher une nouvelle qualification pour le Championnat de France. Et le SCS se présente dans le sud de la France en outsider.
Après une frustrante 9e place l’année dernière, le club landais, loué pour son excellent état d’esprit lui ayant notamment permis de décrocher le prix du «Fair Play», vise plus haut sur la Côte d’Azur. «Notre objectif, c’est d’atteindre au moins les quarts de finale. Ce serait déjà très bien, mais on ne s’interdit rien», a glissé Yoann Blandie, qui s’est démené avec ses collaborateurs pour rassembler les fonds nécessaires, grâce notamment à l'aide précieuse du Comité Départemental Sport Adapté 40 «sans qui rien ne serait possible», pour permettre le fonctionnement de la section à moyen terme et à son équipe d’effectuer le voyage dans le sud de la France.
«Un championnat de France coûte cher entre les déplacements, le logement, l’inscription ou encore les repas», a rappelé Yoann Blondie, qui fournit un travail considérable sur le bord du terrain avec son équipe encadrante, mais aussi en-dehors pour accompagner au mieux ses joueurs. Et pour Seignosse Capbreton Soustons, comme pour les autres équipes engagées, être présent à Nice, c’est déjà une très belle victoire. Peut-être même la plus belle.