Qualifiée pour les quarts de finale de Roland-Garros, après son exploit contre l’Américaine Jessica Pegula, la Française Loïs Boisson est déjà assurée d’empocher une prime de plusieurs milliers d’euros.
Elle est la sensation de Roland-Garros. Bénéficiaire d’une invitation, Loïs Boisson n’en finit plus de surprendre après avoir atteint les quarts de finale du Grand Chelem parisien pour sa toute première participation. Âgée de 22 ans, elle n’a fait aucun complexe pour éliminer la Belge Elise Mertens (24e joueuse mondiale), puis l’Ukrainienne Angelina Kalinina, sa compatriote Elsa Jacquemot et enfin la n°3 mondiale Jessica Pegula.
Un bond de géant au classement WTA
Des performances qui ont fait d’elle la nouvelle coqueluche du tennis féminin tricolore, devenant la première Française à atteindre les quarts de finale sur la terre battue parisienne depuis Caroline Garcia et Kristina Mladenovic en 2017, et qui forcent l’admiration. Il y a un peu plus d’un an, elle avait été victime d’une rupture des ligaments croisés du genou et n’a fait son retour sur les courts qu’au mois de février.
Et si sur le plan sportif elle va faire un bond de géant au classement WTA en passant de la 361e à la 120e place mondiale, son formidable parcours Porte d’Auteuil va lui rapporter gros d’un point de vue financier. Alors qu’elle n’avait empoché jusqu’à maintenant à peine 140.000 euros en carrière, elle est déjà assurée de toucher au moins 440.000 euros. Mais ce n’est peut-être qu’un début. Loïs Boisson, qui ne s’interdit rien ni même de remporter le tournoi, pourrait percevoir 690.000 euros en cas de qualification pour les demi-finales et 2,55 millions d’euros en cas de sacre.
Mais il lui faudra réaliser un nouvel exploit, dès ce mercredi, et écarter la prodige russe de 18 ans Mirra Andreeva (6e joueuse mondiale) pour se hisser dans le dernier carré. Pour y parvenir, elle pourra compter sur le soutien du court Philippe-Chatrier qui sera tout acquis à sa cause.