Oumar Sy combat ce samedi à l’UFC Atlanta contre l’expérimenté Alonzo Menifield. Un joli test pour le Français qui s’est confié avant ce rendez-vous.
Un moment charnière. A Atlanta, dans la nuit de samedi à dimanche, le Français Oumar Sy (11 victoires, aucune défaite), classé 15e chez les lourds-légers, affronte l’Américain Alonzo Menifield à l’UFC Fight Night. Avant ce rendez-vous, celui qui a découvert les sports de combat sur le tard s’est confié à CNEWS.
On vous imagine que vous êtes impatient de remonter dans la cage ce week-end ?
Je me sens bien, j’ai fait deux très gros camps d’entraînements, comme j’étais blessé. Je devais combattre en mars. C’était très dur. On a travaillé très dur. C’est une bonne chose. Mais maintenant, j’ai vraiment hâte de combattre.
Est-ce que la préparation mentale est la partie la plus difficile dans une préparation ?
Oui clairement surtout lorsque l’on part à l’étranger pour des camps d’entraînements. Après moi j’ai fait le choix de m'exiler un peu, de partir à l'étranger pour m'entraîner à être dans l'inconfort. Je pense que j'aurais pu faire un camp à Paris mais ça n’aurait pas été la même intensité.
J'ai toujours écouté ce que j'avais envie de faire… et cela a été ma force jusqu'ici !
Alonzo Merifield est un vétéran avec de l’expérience, comment analysez-vous ce combat ?
C’est un vétéran avec pas mal d'expérience. Il a l'habitude des gros shows à l'UFC, des main cartes, etc. On a un game plan et je pense que si je le mets en place, ça devrait le faire.
Qu’est-ce qui vous a poussé vers les sports de combat plus jeune ?
Franchement rien du tout ! Je suis un peu un produit du hasard. Je suis venu m'entraîner et puis on m'a proposé un combat. Je l'ai fait, je l'ai gagné et j’ai enchaîné. Jamais je n’aurais pensé faire du MMA dans ma vie. Je n’étais pas du tout bagarreur. Moi j’étais dans le football, dans les sports collectifs.
Il n’y a pas eu de carrière possible dans le football ?
C’était le projet, mais les ligaments, non, c’est une blague. La vie fait que j’ai découvert le MMA et finalement j’ai arrêté le foot.
Aviez-vous des modèles ?
Je n’ai jamais vraiment suivi les sports de combat dans mon enfance. Les sports de combat, mis à part les gros noms comme Mike Tyson, je n’ai jamais trop regardé. Dans le football, j'étais plutôt fan de Thierry Henry, même si j’étais milieu défensif.
Quel est le meilleur et le pire conseil que vous ayez reçu durant votre carrière ?
A vrai dire, je me suis toujours écouté moi-même. Je n’ai jamais reçu vraiment de bons ou de mauvais conseils. J'ai toujours écouté ce que moi j'ai envie de faire. Et je pense que ça a été ma force jusqu'ici.
Il y a un gros main event Kamaru Usman contre Joaquin Buckley sur votre carte, quel est votre favori ?
Moi je mise sur Buckley parce qu’il est un peu comme moi, c'est la fraîcheur, il est jeune.