Le Tour de France 2025 s’est élancé samedi 5 juillet à Lille et avec lui, un monument historique : la caravane publicitaire.
Encore plus que les coureurs, c’est la grande star du Tour de France. Elle, c’est la caravane publicitaire. Bien plus que de chauffer la foule avant l’arrivée du peloton, c’est un rendez-vous immanquable du grand public qui se prépare toujours un peu plus chaque année. Et ce fut encore le cas lors de cette première étape samedi, une boucle de 184 kilomètres autour de Lille. Comme CNEWS a pu le découvrir en s'installant dans la voiture Krys.
Mais avant de voir les fans français et étrangers brandir les bras pour réclamer des goodies, toute la caravane se prépare. Un peu plus loin que le village départ, tous les véhicules de cette «Caravane du Tour», qui fait partie intégrante du spectacle depuis 1930, se donnent rendez-vous au petit matin pour un rituel bien particulier. Si Tadej Pogacar et compagnie sont attendus sur le plan sportif, il y en a un autre qui est attendu par tous les caravaniers chaque matin : Hugues Monjo.
une «immense discothèque à ciel ouvert»
Chaque matin, celui qui est originaire de Marseille (46 ans) et qui participe à son 14e Tour de France, réunit tous les participants pour un étirement matinal et surtout une chorégraphie incontournable devant son véhicule. «Quand j’ai commencé, ça n’existait pas, explique-t-il. Comme les coureurs, on se prépare et on s’échauffe. C’est un rendez-vous attendu. Et chaque année, en plus de ma playlist quotidienne, je prépare LA chanson qui sera celle de la chorégraphie. J’essaie de trouver la musique qui tiendra tout l’été. Beaucoup de caravaniers m’envoient des messages en vacances ensuite pour me dire qu’ils ont réalisé la choré à tel endroit. C’est un honneur.»

C’est ensuite parti pour «l’immense discothèque à ciel ouvert», comme aime le rappeler Hugues tout au long des routes. «C’est un truc de dingue ! Le Tour de France, c’est le plus grand événement au monde gratuit. Tu n’as aucun billet à acheter, rappelle-t-il. Tu descends en bas de chez toi et tu n’as plus qu’à attendre le passage de la caravane et des coureurs. Tu fais la fête. Et tout ça sans débourser le moindre petit sou. C’est exceptionnel !»

Alors que ses collègues distribuent un total de 25.000 bobs, le fameux «bob bleu du maillot blanc du meilleur jeune, éternelle jouvence et jeunesse», comme il annonce une vingtaine de fois sur l’étape au public, Hugues, qui fait aussi preuve de vigilance en demandant de faire attention et aux personnes de ne pas traverser pour leur sécurité, ambiance les spectateurs sur les bords des routes avec sa playlist ou des chansons bien spéciales comme «Les Corons» de Pierre Bachelet qu’il a lancé tout au long de la traversée de Lens pour le plus grand bonheur des Sang et Or. «C’est pour cette ambiance que l’on revient chaque année, confie-t-il. On se fait même des amis que l’on croise et qu’on salue sur le bord de la route, des habitués qui reviennent annuellement. C’est un vrai plaisir et un régal.»
Après une très belle première journée, il est temps de rentrer au parking, de se reposer pour aller préparer celle du lendemain. Pas le temps de regarder la victoire de le Belge Jasper Philipsen, premier maillot jaune de cette 112e édition, ni même de voir l’Erythréen Biniam Girmay devenir le premier porteur africain de l’histoire du Maillot Blanc… sponsorisé par Krys. Un Maillot Blanc qui fête d’ailleurs cette année son 50e anniversaire.