Les Seattle Seahawks ont remporté le Super Bowl (29-13) en étouffant l'attaque des New England Patriots dimanche, à Santa Clara en Californie. À la mi-temps, l'artiste portoricain Bad Bunny a produit un spectacle prônant un message d'unité pour le continent américain.
Une revanche éclatante. Onze ans après avoir été renversés par les New England Patriots lors du 49e Super Bowl en 2015, les Seattle Seahawks ont cette fois-ci pris la mesure de leur adversaire au terme d'un match tendu (29-13) devant les 75.000 spectateurs du Levi's Stadium de Santa Clara, au sud-est de San Francisco.
Mike Macdonald, Kenneth Walker and Sam Darnold hoist the Lombardi 🏆 pic.twitter.com/U8t8Rk1Xn4
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La rencontre est en effet longtemps restée fermée, avec aucun «touchdown» marqué à la pause (9-0 pour Seattle). Après trois points supplémentaires inscrits au pied lors du troisième quart-temps par les joueurs de la franchise de l'Etat de Washington, la finale s'est enfin emballée.
Un dernier quart-temps survolté
Les Seahawks ont à la fois inscrit et encaissé deux touchdowns dans le 4e quart-temps, réussissant plusieurs interceptions décisives grâce à leur défense. Ils ont pu compter sur leur quaterback Sam Darnold (28 ans, un touchdown et plus de 200 yards gagnés par la passe), anonyme passé sans succès par quatre franchises avant de trouver la lumière dans le nord-ouest du pays cette saison.
SEAHAWKS DEFENSIVE TOUCHDOWN FOR UCHENNA NWOSU OMG
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«C'est incroyable. Réussir avec cette équipe après tout ce qui s'est passé dans ma carrière...», a-t-il longuement célébré après la victoire.
Jason Myers drills his 5th field goal of the game, a new Super Bowl record!
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Ce match a également été marqué par la puissance du running back Kenneth Walker, élu homme du match avec 135 yards gagnés ballon en main, et les coups de pied de Jason Myers (5 goals, un record).
Les Patriots impuissants
En face, les Patriots, qui visaient un 7e titre record après les six glanés entre 2002 et 2019 avec le légendaire quarterback Tom Brady, ont été totalement étouffés par la franchise de Seattle à l'image de son son héritier Drake Maye.
SEVEN SACKS BY THE SEATTLE DEFENSE 💪 pic.twitter.com/0jnwC25g3z
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Le deuxième meilleur joueur de la saison NFL a finalement fait son âge (23 ans) lors de ce match en haute tension, où la défense adverse l'a harcelé avec succès (7 «sacks»). Grâce à cette maîtrise tactique, les Seattle Seahawks ont remporté le second Super Bowl de leur histoire.
Bad Bunny prône l'unité du continent américain
Le traditionnel spectacle de la mi-temps, comme souvent au moins aussi attendu que la rencontre, a pris cette année une dimension politique avec le choix de l'artiste Bad Bunny, qui a animé un show endiablé mettant à l'honneur la culture portoricaine et certains de ses plus grands hits.
Le choix du Portoricain, fervent opposant de Donald Trump, a crispé le président américain qui n'a pas fait le déplacement au match, contrairement à l'an passé à la Nouvelle-Orléans.
Une semaine après avoir appelé à mettre la police fédérale américaine de l'immigration «ICE dehors» («ICE out») lors de son triomphe à la cérémonie des Grammy Awards, Bad Bunny n'a pas délivré de message politique direct.
L'artiste a toutefois conclu son show en détournant le «God Bless America» (Dieu bénisse l'Amérique) usuel aux Etats-Unis, pour en faire un slogan à la gloire de tout le continent américain, terminant en portant à l'écran un ballon de foot US portant le message «Ensemble, nous sommes l'Amérique».
Lo único más poderoso que el odio, es el amor.
The Only Thing More Powerful Than Hate is Love. @sanbenito#AppleMusicHalftimepic.twitter.com/0VDQlSjet9— NFL (@NFL) February 9, 2026
«La seule chose plus puissante que la haine, c'est l'amour», était-il écrit sur les écrans géants du stade pendant ce show principalement en espagnol, à part pour une chanson de Lady Gaga, invitée surprise.
Donald Trump a rapidement répliqué avec un message sur son réseau social Truth dénonçant un spectacle «affreux».
«Personne ne comprend un mot de ce que dit ce type et les danses sont dégoûtantes», a-t-il encore enragé, y voyant «une gifle à la face de notre pays», où plus de 41 millions de personnes parlent espagnol selon des chiffres officiels.