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Champions Cup : l'UBB en quête d'une authentique deuxième étoile en finale face au Leinster

Une deuxième étoile consécutive ouvrirait aux hommes de Yannick Bru les portes d’un club extrêmement fermé. [Loic Cousin/Icon Sport]

Un an après son premier sacre, l'Union Bordeaux-Bègles a rendez-vous avec l'Histoire. Ce samedi à 15h45, dans la «cathédrale» de San Mamés à Bilbao, les tenants du titre affrontent en finale de la Champions Cup la province irlandaise du Leinster pour se hisser de nouveau au sommet du rugby européen.

Bordeaux-Bègles n'est plus une surprise. C'est désormais la référence. Dans la chaleur annoncée (jusqu'à 35 °C) de San Mamés, à Bilbao (Espagne), les hommes de Yannick Bru tenteront ce samedi d'apposer une deuxième étoile à leur maillot en finale de la Champions Cup contre le Leinster. 

Insatiables en phase de groupes, Jalibert et consorts ont avalé les obstacles les uns après les autres : un déplacement en Afrique du Sud, puis Northampton, déjà battu en finale 2025, avant de terrasser Toulouse en quarts (30-15) et Bath en demies (38-26). Surtout, les Bordelais restent sur une série de quinze victoires consécutives en Champions Cup. Un appétit offensif qui laisse des traces dans les statistiques et sur les défenses adverses : 305 points inscrits, 45 essais, 118 franchissements, 240 défenseurs battus. Aucune formation ne fait mieux. 

Matthieu Jalibert aux manettes

À la baguette de cette machine, Matthieu Jalibert. L'ouvreur bordelais (27 ans, 39 sélections) est en état de grâce. En Champions Cup, il domine les classements des franchissements (19), des défenseurs battus (34), des mètres parcourus ballon en mains (528 m) et des offloads (17). 

«On est sur notre chemin», assure-t-il, avec sérénité. Derrière lui, la fusée Louis Bielle-Biarrey, celui qui a banalisé l'extraordinaire, est toujours sur son nuage : 32 essais en 29 matches cette saison, dont huit rien qu'en Champions Cup.

Le Leinster, une équipe maudite en quête de rédemption

En face, la province irlandaise se présente avec son armure légendaire et ses vieilles blessures. Quadruple vainqueur de la compétition, le Leinster souffre surtout de quatre défaites en finale depuis 2018, dont trois face à des clubs français. La Rochelle en 2022 et 2023, Toulouse en 2024. La malédiction est là, pesante. Pourtant, le Leinster n'a pas plié cette saison. Il a simplement été moins impérial et a su s'offrir pour se donner le droit dde s'offrir un cinquième sacre dans cet exercice.

«L'année n'a pas été parfaite en termes de performance, mais je pense que nous avons progressé constamment», reconnaît le capitaine Caelan Doris. Pour puiser de l'énergie positive, les Irlandais pourront se rappeler que c'est à Bilbao, en 2018, qu'ils ont remporté leur dernière Champions Cup, face au Racing 92. La cathédrale de San Mamés leur est familière.

Aux portes d'un cerclE très fermé

C'est peut-être là que se jouera le match : dans l'affrontement de deux philosophies rugbystiques radicalement opposées. D'un côté, l'inspiration et l'imprévisibilité de l'UBB. De l'autre, la récitation millimétrée du Leinster, sa conquête solide, son jeu structuré, son buteur fiable. Harry Byrne (27 ans, 4 sélections), troisième meilleur réalisateur de la compétition, incarne parfaitement cette approche : moins spectaculaire que son homologue Matthieu Jalibert mais tout aussi redoutable.

«Depuis deux ans, ils ont ajouté une touche un peu sud-africaine dans leur intensité. On sait que la bataille sera terrible, notamment dans les collisions», prévient le manager bordelais qui ne se laisse pas griser par les éloges.

Une deuxième étoile consécutive ouvrirait aux hommes de Yannick Bru les portes d’un club extrêmement fermé. Seules cinq équipes ont réussi pareille performance dans l’histoire de la Champions Cup : Leicester (2000, 2001), le Leinster lui-même (2011, 2012), Toulon (2013, 2014, 2015), les Saracens (2016, 2017) et La Rochelle (2022, 2023). Mieux, la France enchaînerait un sixième sacre européen de suite, portant son total à 13 titres, soit trois de plus que les Anglais et six de plus que les Irlandais. 

«La première étoile, c'était exceptionnel. Mais le back-to-back, c'est encore plus fort», résume l'ouvreur tricolore Matthieu Jalibert. Pour Yannick Bru, ce premier trophée glané l'an dernier a «débloqué quelque chose» au sein du club. On veut bien le croire. A eux de le montrer.

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