La police nationale étend sa toile sur le Web. Elle a annoncé hier lors d’une conférence de presse son arrivée sur les réseaux sociaux Facebook, Twitter, Flickr et Dailymotion.
L’objectif est double. Il y a d’abord un volet «opérationnel» selon le porte-parole de la Police nationale, Pascal Garibian. Ainsi, la page Facebook propose de déposer une préplainte en ligne. Il suffira ensuite de se rendre dans un service de gendarmerie ou de police pour signer sa déclaration afin qu’elle soit enregistrée.
Autre avantage : à travers le portail Pharos, l’internaute a la possibilité de signaler des contenus ou des comportements illicites comme des sites pédo-pornographiques ou des escroqueries.
Enfin, un autre service propose de géolocaliser le commissariat le plus proche. A l’avenir la police n’exclut pas d’utiliser ces réseaux, et le tout nouveau compte Twitter (@pnationale) pour relayer les appels à témoins, les alertes enlèvement ou encore d’autres messages de prévention.
Aller chercher les internautes
L’autre objectif affiché de ce débarquement sur le Web est d’accroître la visibilité de la police. «Il s’agit d’abord d’aller chercher les internautes là où ils se trouvent», explique Pascal Garibian. «Nous nous sommes aperçus que toute une partie de la population, en l’occurrence les jeunes, ignorait le numéro d’appel d’urgence (le 17)».
Le site Facebook est aussi une vitrine de l’actualité de la police nationale. A travers des clips ou des reportages, elle entend mieux faire connaître l’étendue de son activité et la diversité de ses métiers avec dans l’idée de, peut-être, susciter des vocations