A Nice, les habitants du 4 bis rue Saint-Philippe sont à bout. Les copropriétaires font face à des squatteurs de plus en plus nombreux mais également à des trafics de drogue et à de la prostitution. Face à la situation, le maire de la ville, Eric Ciotti, a pris un arrêté de péril.
Portes forcées, sous-location illégale, déchets au milieu de la copropriété, le quotidien des habitants de cet immeuble de Nice (Alpes-Maritimes) est rythmé par les menaces de squatteurs et les trafics de stupéfiant. CNEWS est allé à leur rencontre.
«Ils m’ont agressé en me disant que de toute manière, ils me prendraient le studio et ils ne paieraient pas le loyer. Dernièrement, à coup de disqueuses, ils nous ont cassé les murs. Il n’y a rien à faire. Aujourd’hui je veux que ces personnes partent», a confié à CNEWS, Aline Martelli, copropriétaire de l'immeuble.
Un autre a témoigné sous couvert d'anonymat : «Je suis parti en vacances pendant trois semaines et pendant ces trois semaines je me suis fait cambrioler. Ils ont mis deux jours pour forcer la porte blindée avec disqueuse et perceuse».
Mais ce n’est pas tout, avec les branchements électriques sauvages et les parties communes obstruées, l’immeuble présente un véritable risque d’incendie, de quoi motiver l’arrêté de péril annoncé ce jeudi 30 avril par Eric Ciotti.
L’arrêté oblige propriétaires, locataires mais aussi squatteurs à quitter immédiatement le bâtiment pour des raisons de sécurité.
«Cet immeuble est source de trafic de drogue et de prostitution. Nous allons veiller à ce que cet immeuble ne soit plus occupé et que toutes les questions de sécurité soient gérées», a indiqué le nouveau maire de Nice lors d’un déplacement sur place.
Eric Ciotti a par ailleurs promis de mobiliser la police nationale jour et nuit pour empêcher les squatteurs de revenir.