La radicalisation islamiste est de plus en plus présente dans les institutions françaises, selon les conclusions d'un rapport du Sénat, que ce soit dans les écoles, dans le sport ou plus généralement dans la société.
Ce rapport sénatorial, présenté ce jeudi, propose 44 mesures économiques, éducatives, sociales et culturelles, face à un phénomène que les membres de la commission qualifient d'«écosystème islamiste». Le rapport préconise la réactivation de la police des cultes et le rétablissement de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires.
Les sénateurs souhaitent également que toute association qui souhaite bénéficier de subventions de l’Etat s’engagent à signer «une charte incluant le respect des valeurs de la République».
Ils réclament aussi la création d’une base de données des élèves scolarisés à domicile et dans les établissements hors contrat, mais refusent d’établir des statistiques ethniques.
![Les détenus considérés comme radicalisés peuvent être placés à l’isolement ou en quartier QPR.[Dominique FAGET / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_200_112/public/000_1io3ig_5ee09d63d9d5b_0.jpg?itok=6pA59YKs)