Festival d’Angoulême : quand des illustratrices s’emparent de l’iPad Pro

Les illustrations ont entièrement été réalisées sur la tablette. [© Audrey Spiry/Apple]

Des cases, des bulles et des iPad. Alors que le Festival international de la BD d'Angoulême se tient jusqu'au 27 janvier, Apple s'invite à sa manière dans les allées de l'événement en proposant à trois illustratrices d'exercer leur talent sur sa tablette.

Munie d'un Apple Pencil 2 et du dernier iPad Pro, Audrey Spiry, Virginie Augustin et Gaëlle Hersent se sont exprimées en suivant leurs styles respectifs sur leurs feuilles numériques. Toutes avaient carte blanche. Outre l'opération de com' orchestrée par la firme de Cupertino, leurs travaux révèlent une tendance de fond aujourd'hui dans le milieu de la BD, où l'adoption du digital est liée aux nouvelles méthodes de travail des auteurs.

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«Le numérique dégage une énergie, quelque chose de brut», confie Audrey Spiry, qui utilise une palette graphique pour ses travaux depuis sa BD en Silence (2012, éd. Casterman). Adepte d'un rendu inspiré de la peinture à la gouache, elle s'est fendue d'une planche colorée (voir ci-dessus) qui révèle toutes les nuances qu'il est possible d'apporter sur un outil tel que la dernière tablette d'Apple. L'autrice a travaillé avec l'appli ProCreate afin de dépeindre ce passage de l'hiver au printemps, comme une forme de liberté.

«L'iPad Pro offre la possibilité d'expérimenter aisément, souligne-t-elle. A l'usage, l'Apple Pencil est aussi un outil agréable. Il a un poids propre, dont on sent qu'il a été particulièrement étudié pour s'exprimer. Et le fait qu'il n'y ait pas de branchement ni de boutons physique dessus, le rapproche davantage d'un pinceau ou d'un crayon. Le rapport à l'écran tactile de la tablette est assez glissant par rapport à une palette graphique classique, mais la prise en main reste facile. J'imagine l'iPad Pro comme un outil complémentaire, notamment pour des travaux préparatoires, car les autres systèmes sont plus lourds.»

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Un avis partagé par Gaëlle Hersent qui voit en l'Apple Pencil «la même prise en main que celle d'un crayon et intuitivement». «On va l'incliner afin de pouvoir profiter de différentes largeurs de traits. Il gère non seulement la pression mais aussi l'inclinaison en même temps et offre ainsi une similitude assez bluffante avec un crayon ou un pinceau», estime-t-elle.

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