Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Pourquoi Meta va-t-il déployer un câble sous-marin long de 50.000 km à travers cinq continents ?

Le «projet Waterworth» a pour vocation d’apporter «une connectivité de pointe» dans chaque pays participant. [Illustration SANKA VIDANAGAMA / AFP]

Meta a annoncé vendredi le déploiement prochain d’un câble sous-marin de 50.000 kilomètres reliant notamment le Brésil, l’Afrique du Sud et l’Inde via une technologie novatrice. Ce dernier, baptisé «projet Waterworth», a pour ambition de fournir «une connectivité de pointe» et de soutenir l’émergence de l’IA.

Un câble plus long que la circonférence de la Terre. L’entreprise américaine Meta a annoncé ce vendredi via une note de blog le déploiement à venir d’un câble sous-marin de plus de 31.000 miles, soit 50.000 kilomètres, reliant les cinq continents, dont des pays comme le Brésil, l’Afrique du Sud ou l’Inde.

Ce dernier, baptisé «projet Waterworth», a pour vocation d’apporter «une connectivité de pointe» dans chaque pays participant et de soutenir ainsi l’émergence de l’IA.

L’objectif de «faciliter l’inclusion numérique»

«Le projet Waterworth apportera une connectivité de pointe aux Etats-Unis, à l’Inde, au Brésil, à l’Afrique du Sud et à d’autres régions clés. Ce projet permettra une plus grande coopération économique, facilitera l’inclusion numérique et ouvrira des opportunités de développement technologique dans ces régions», a indiqué le post relayé vendredi.

«Les projets de câbles sous-marins, tels que le projet Waterworth, constituent l'épine dorsale de l'infrastructure numérique mondiale. Ils représentent plus de 95% du trafic intercontinental à travers les océans du monde et permettent la communication numérique, les expériences vidéo, les transactions en ligne, etc», a précisé le géant américain.

«Un investissement pluriannuel de plusieurs milliards de dollars»

Si, selon des chiffres de 2021, quatre sociétés se partageaient la quasi-totalité du marché (l'Américain SubCom, le Français Alcatel Submarine Networks (ASN), le Japonais Nippon Electric Company (NEC) et le Chinois HMN Technologies), les géants du numérique comme Meta développent désormais leurs propres infrastructures face à l'enjeu économique énorme que représentent ces câbles.

Le «projet Waterworth» sera un investissement pluriannuel de plusieurs milliards de dollars visant à renforcer l'échelle et la fiabilité des autoroutes numériques mondiales en ouvrant trois nouveaux corridors océaniques dotés de la connectivité abondante et à haut débit nécessaire pour stimuler l'innovation en matière d'IA dans le monde entier.

Serpentant sous les mers, les quelque 450 tuyaux actuellement installés dans le monde s'étendent sur environ «1,2 million de kilomètres», selon un rapport du groupe de réflexion américain Center for Strategic and International Studies (CSIS) publié en août 2024.

Des technologies de pointe intégrées

«Au cours de la dernière décennie, nous avons innové en matière d'infrastructures avec divers partenaires, en développant plus de 20 câbles sous-marins», a indiqué le communiqué.

Le «projet Waterworth» a aussi pour ambition de «construire le plus long projet de câble à 24 paires de fibres au monde et d'améliorer la vitesse globale de déploiement. Nous déployons également un routage inédit en son genre, maximisant le câble posé en eau profonde (à des profondeurs allant jusqu'à 7.000 mètres) et utilisant des techniques d'enfouissement améliorées dans les zones de failles à haut risque, telles que les eaux peu profondes près de la côte», a détaillé Meta.

Avec le développement rapide de l'intelligence artificielle et des modèles d'IA génératives, particulièrement gourmand en ressources, le trafic numérique mondial devrait continuer de grimper dans les années à venir.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités