Les codes secrets à quatre chiffres sont largement utilisés pour sécuriser nos appareils. Avec la multiplication des écrans et des outils numériques, les codes de verrouillage choisis sont souvent très, voire trop, faciles à deviner.
Que ce soit pour déverrouiller un téléphone, débloquer une carte SIM, payer avec une carte bancaire ou sécuriser un cadenas, on nous demande souvent de définir un code PIN. Ce code à quatre chiffres est censé protéger l’accès à nos données. Pourtant, les choix des utilisateurs s’avèrent souvent trop peu originaux.
Une étude menée par le site spécialisé Information is Beautiful met en lumière les codes PIN les plus couramment utilisés. Malgré les 10.000 combinaisons possibles (de 0000 à 9999), les résultats révèlent que de nombreuses personnes optent pour des codes faciles à retenir. Beaucoup choisissent des suites logiques ou des combinaisons de chiffres identiques afin de ne pas les oublier.
Sur les 3,4 millions de codes PIN analysés, le plus utilisé est 1-2-3-4. Il est suivi de 1-1-1-1 et de 0-0-0-0, qui complètent ce podium peu rassurant.
«Les gens continuent d’utiliser les codes PIN qui leur sont automatiquement attribués ou en choisissent un évident et facilement accessible, comme leur date de naissance», explique Jack Moore, expert en cybersécurité, au quotidien britannique The Daily Mail.
Des risques accrus de piratage
À l’inverse, les codes PIN les moins utilisés sont ceux qui ne suivent aucun motif évident : 8-5-5-7, 8-4-3-8, 9-5-3-9, 7-0-6-3, 6-8-2-7. Choisir ce type de combinaison réduit fortement les risques de piratage. «Les gens se mettent en danger en utilisant des mots de passe et des codes PIN faibles, et ne prennent souvent conscience de la menace qu’une fois qu’ils ont été compromis», alerte Jack Moore.
Même s’il existe une limite au nombre de tentatives autorisées, certaines études montrent que les pirates peuvent accéder à 20 % des comptes en seulement cinq essais. Choisir un code moins courant, plus aléatoire, apparaît donc comme une meilleure stratégie, quitte à le noter quelque part en lieu sûr pour s’en souvenir.