Le Marc Levy 2012 est arrivé. Avec la régularité d’un métronome, l’auteur aux 24 millions de livres vendus sort son nouveau cru : Si c’était à refaire.
Le dernier livre de Marc Levy est un roman trépidant qui suit l’enquête d’un journaliste, reporter au New York Times, assassiné une semaine après son mariage. Interviewé par Direct Matin, l'auteur avoue qu'il s'agit d'un personnage dont il se dit particulièrement complice.
Direct Matin : Quel est le cœur du livre ?
Marc Levy : C’est un documentaire sur la vie d’un reporter qui m’a profondément bouleversé et m’a donné envie de faire de cet homme un personnage de roman. Sans l’avoir rencontré, j’ai ressenti une certaine complicité avec lui. Lui dans la réalité, moi dans la fiction.
DM : Est-ce un métier que vous auriez aimé exercer ?
Marc Levy : Il me fascine depuis l’enfance. Le métier de reporter devrait être reconnu d’utilité publique. La presse est indispensable à l’équilibre démocratique.
DM : Quel défi vous étiez-vous fixé ?
Marc Levy : J’ai voulu mener une enquête journalistico-policière et rattacher la petite et la grande histoire. J’ai beaucoup travaillé sur le rythme. Le vrai défi était de faire aimer au lecteur un type qui n’a pas grand-chose pour lui au départ.
DM : Votre roman s’intitule Si c’était à refaire. Et vous, que referiez-vous ?
Marc Levy : Ce métier m’a apporté tellement de bonheur que «je referais le chemin», comme disait Aragon. Mais il est évident que mes douze ans de travail ont modifié mon approche de l’écriture et des personnages. L’expérience m’empêcherait peut-être de commettre les mêmes erreurs. Mais l’apprentissage continue.
Informations pratiques : Si c’était à refaire, de Marc Levy. Robert Laffont.